dimanche 3 avril 2011

Jean Claude Gimet - Publications

Les Mutants : Six patrons français racontent leur projet d'entreprise (Que vivent les hommes et leur entreprise) de Jean-Claude Ponce et Jean-Claude Gimet (Broché - 1986)

L'Homme démotivé, l'homme motivé : Je m'exprime ou je déprime (On devrait apprendre ça à l'école) de Jean-Claude Ponce et Jean-Claude Gimet (Broché - 1986)

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Les objectifs des méthodes ORES

Les objectifs des méthodes ORES, appliqués à l'homme, au rapport entre deux hommes et au rapport entre les hommes et une situation individuelle ou collective, sont les suivants.

0) évaluer de façon parfaitement objective tout homme et toute situation individuelle ou collective :
- par ses différentes facettes ou partis pris et par ses résultats actuels.
- par ses différentes orientations et par les valeurs qualitatives et quantitatives de chacune de ces orientations (et, par conséquent, par les différents sens qui sont à l'œuvre dans la situation, puisque le sens se définit comme l'orientation des valeurs).

Les orientations sont les différentes forces concourantes et concurrentes :
- qui animent la situation individuelle ou collective,
- qui déterminent, soit les différentes facettes d'un homme, soit les différents partis pris contribuant à créer la situation individuelle ou collective à évaluer.
Ces facettes ou partis conditionnent les résultats et leur propre orientation.

C'est l'objet de la méthode PANDORE qui permet de dessiner en vraie grandeur :
- soit seulement l'espace ORES de l'homme, dans la situation personnelle et professionnelle où il se trouve,
- soit l'espace ORES de la situation individuelle ou collective étudiée, que cet homme peut vouloir évaluer et faire évoluer.
- soit les deux espaces, créant un espace de rencontre, là où l'homme rencontre la situation qu'il évalue.
L'espace ORES de l'homme et l'espace ORES de la situation en donnent chacun une description objective.
L'espace de rencontre entre un observateur et un observé rend compte de la subjectivité et de l'inconscience fréquentes de l'observateur.

a) l'espace objectif de l'homme est souvent déformé par lui-même.

Ayant déterminé l'espace ORES d'un homme, on dispose de l'évaluation objective :
- de chacune des facettes de cet homme qui participent toutes à sa situation actuelle,
- de ses résultats,
- de l'homme vu globalement, comprenant l'ensemble de ses facettes et de ses orientations, en place dans son espace ORES.

Mais rares sont les hommes qui s'évaluent de façon objective.

Si l'homme qui s'auto évalue ne change ni son regard, ni son point de vue, c'est à dire s'il ne change pas l'orientation de conscience qui préside à son auto évaluation, il y a de fortes chances que son auto évaluation soit subjective, partielle et déformée.
En effet, parmi toutes les auto-évaluations qu'un homme peut faire de lui-même, selon les multiples orientations de conscience qu'il peut prendre pour s'évaluer, deux seulement sont objectives.
L'auto évaluation objective d'un homme ne s'obtient, en termes d'interprétations, que dans deux orientations de conscience radicalement opposées parmi les des multiples orientations de conscience que l'homme observateur et évaluateur de lui-même peut adopter.
L'une est dite positive par celui qui la vit et l'autre est dite lucide par celui qui la vit.


Les multiples auto évaluations que l'homme peut faire de lui-même, en évaluant son espace ORES objectif, sont déterminées par l'application de ses propres filtres et des déformations de son propre champ de conscience à l'espace ORES objectif le définissant.



Le choix entre les deux orientations qui peuvent assurer l'homme d'une objectivité totale en termes d'interprétation, peut être difficile à faire, à titre personnel ou professionnel.

En effet, la première correspond à un homme qui donne, la seconde à un homme prend.
C'est du moins le jugement de valeur porté par l'homme dont l'orientation de conscience est dite positive.
Heureusement, il est rare qu'un homme n'ait pas connu ou vécu au cours de sa vie l'orientation de conscience considérée et jugée précédemment comme positive.

Si un homme veut réactiver en lui cette orientation de conscience objective et positive, il peut alors se réévaluer et trouver, de ce point de vue-là :
- une nouvelle façon entièrement positive de s'envisager lui-même, par une des facettes de lui-même qui est déjà existante, mais à redéployer,
- une nouvelle façon de réinterpréter et de juger de ses différentes facettes actuelles et passées, ainsi que de ses résultats effectifs actuels et passés, c'est à dire de comprendre ses erreurs et ses échecs, tout en voyant comment ne plus retomber dans ces travers (reconstitution du passé),
- une nouvelle façon de se voir globalement, par les diverses orientations qui l'ont animé et l'animent encore jusqu'aujourd'hui, avec leurs valeurs et leurs sens.

Bref, une programmation d'une nouvelle image de lui-même et des comportements associés, faite dans une orientation de conscience positive (prospective), à partir de laquelle une véritable révision de son passé peut être faite (rétrospective).






b) l'espace objectif d'un homme ou d'une situation individuelle ou collective est souvent déformé par ses évaluateurs.

Ayant déterminé l'espace ORES d'un homme ou d'une situation individuelle ou collective, savoir l'observé, on dispose de l'évaluation objective de chacune de ses facettes, partis et résultats.

Mais la plupart des situations individuelles ou collectives n'ayant la parole qu'au travers d'un homme l'observé c'est évidemment un homme qui décrit et évalue cette situation.

Pour décrire ou évaluer une situation telle qu'elle est, objectivement, il faut donc que l'homme évaluateur soit objectif.
Ou encore qu'il puisse adopter successivement les différentes orientations de l'observé par identification aux différents partis ou facettes actifs, de façon à pouvoir les décrire tels qu'ils sont.

Pour la même raison que précédemment, les évaluations que font les hommes des autres hommes et des multiples situations individuelles ou collectives qu'ils rencontrent sont le plus souvent subjectives.

Nous retrouvons ce que nous avons dit :
- les évaluations de l'homme à propos d'un autre homme ou d'une situation individuelle ou collective ne sont totalement objectives que dans deux orientations de conscience radicalement opposées,
- le choix entre ces deux orientations (qui l'assurent d'une objectivité, l'une positive et l'autre lucide) peut être difficile à faire et à tenir, à titre personnel ou professionnel.

Il est difficile de lâcher prise.



Cependant, si l'évaluateur réactive l'orientation de conscience qui, chez lui, est positive, parmi toutes celles susceptibles de l'avoir animé, il peut alors réévaluer et trouver :

- une nouvelle façon entièrement positive d'envisager l'évolution d'une autre personne ou d'une situation,

- une nouvelle façon de réinterpréter et de juger des différentes facettes et résultats de cet autre homme ou des différents partis et résultats de cette situation, tant actuels que passés,

- une nouvelle façon de comprendre les erreurs et les échecs vécus dans la situation, tout en voyant comment faire pour les éviter,

- une nouvelle façon de voir globalement cet autre homme ou cette situation,

- une nouvelle façon de comprendre totalement les autres orientations de l'observé, individuelles ou collectives, ainsi que leurs raisons d'être,

- une nouvelle façon de voir de quelle façon participer aux changements individuels et collectifs qui concourent à une évolution dans le meilleur sens.


Tout espoir de conversion de l'observateur et de ses observés n'est jamais perdu.





Résumé

L'homme :
- s'auto évalue dans son propre espace ORES,
- évalue depuis son espace ORES, soit l'espace ORES des autres hommes, soit l'espace ORES des situations individuelles ou collectives.

Ayant dessiné l'espace ORES d'un évaluateur, on peut obtenir toutes ses auto évaluations, quelle que soit l'orientation qui préside à son évaluation, à savoir :
- les auto évaluations de ses différentes facettes et de leurs orientations respectives,
- les auto évaluations de ses résultats et de leur propre orientation.

Ayant dessiné l'espace ORES d'un évaluateur et l'espace ORES d'un autre homme ou l'espace ORES d'une situation individuelle ou collective, on peut obtenir toutes les évaluations que cet évaluateur peut en faire, depuis son espace ORES, quelque soit l'orientation qui préside à son évaluation, à savoir :
- ses évaluations des différentes facettes de l'homme à évaluer ou des différents partis de la situation à évaluer, ainsi que de leurs orientations respectives,
- ses évaluations des résultats de cet autre homme ou de cette situation, ainsi que de leur orientation propre
mais toutes vues, dans l'espace ORES de l'observé, au travers de l'espace ORES de l'évaluateur observateur.

2) simuler l'évolution dans le temps d'un homme ou d'une situation individuelle ou collective

La simulation consiste :
- à imaginer, dans chaque espace ORES, rétrospectivement dans le passé et le plus souvent de façon prospective dans le futur, une évolution d'un homme ou de la situation, en particulier par l'évolution de l'un ou l'autre de ses huit partis ou facettes et de leurs huit orientations (nous verrons en effet que les facettes ou partis sont toujours au nombre de huit à un niveau d'évolution donné).
- à évaluer chaque fois les résultats obtenus et leur propre orientation, ainsi que l'importance des huit partis ou facettes qui y contribuent,
- à mesurer les résistances au changement, qui subsistent ou augmentent.

Dans l'espace ORES d'une situation qui évolue, à chacun de ses niveaux d'évolution successifs, on peut en effet directement voir et lire, pour chacune des orientations envisagées, son sens général et le système de valeurs qui y correspond.

N.B.

a) On peut aussi déterminer directement, dans chacune des huit orientations ou dans n'importe quelle autre, un texte sur mesure porteur du système de valeurs requis, grâce à une séance de créativité individuelle ou en petit groupe.
C'est l'objet de la méthode ESSENCE.

b) Nous verrons que l'application de chacun de ces textes (créé sur mesure ou lu dans chaque orientation) permet alors de décrire l'évolution qui en résulterait, c'est à dire une stratégie avec ses étapes et ses plans d'action.
C'est l'objet de la méthode COHERENCE.


3) déterminer dans chaque espace ORES la meilleure orientation à donner à l'évolution, avec sa valeur et son sens.

C'est là une question de choix personnel, professionnel ou de choix collectif.

Les méthodes ORES d'évaluation et d'évolution invitent chacun de nous à déterminer, parmi la multitude de sens possibles, le meilleur sens pour sa propre évolution et pour l'évolution d'un autre homme ou d'une situation individuelle ou collective, mais après avoir testé d'autres orientations de conscience que celle à laquelle chacun de nous peut être fixé (notre idéal actuel de référence).

On peut donc espérer que le meilleur sens choisi sera "vraiment" le meilleur.
Bien que le meilleur corresponde d'ordinaire à notre idéal actuel.
Bien que, le plus souvent, les autres hommes n'aient pas le même idéal que nous.

Comment savoir quel est le meilleur sens ?

Le véritable meilleur sens, tel que nous l'évoquons et avons tente de le définir, est un idéal qui présente la caractéristique de réunir tous les idéaux en un seul et qui en est la seule source.

Chacun de nous peut en convenir, à condition, cependant, que les hommes, qui sont le plus souvent subjectifs, acceptent de changer de point de vue et de regard, ne serait-ce qu'à titre expérimental.

Ce qui est toujours possible, du moins aux hommes de bonne volonté.

4) élaborer, dans le sens finalement choisi, la stratégie individuelle ou collective et les plans d'actions correspondants, de façon à diminuer, sinon résorber, les résistances au changement

On utilise à cet effet le système de valeurs qui a été choisi en le traduisant en stratégies, étapes et plans d'actions :
- soit en traduisant directement le texte créé sur mesure et porteur du système de valeurs désiré (objet de la méthode ESSENCE),
- soit à l'aide du couple de cartes décrivant l'idéal choisi (une des facettes ou un des partis) auquel on superpose un couple de cartes particulier et représentatif de l'évolution de l'idéal.
Le couple de cartes représentatif est :
- soit le couple de cartes formé avec le texte créé, qui, comme tout texte, présente une évolution, avec un début et une fin,
- soit un couple de sous cartes de l'idéal, mais à plusieurs niveaux d'évolution passés.
C'est, comme nous l'avons vu, l'objet de la méthode COHERENCE.

Mais, selon l'orientation et le sens choisis, c'est à dire selon l'idéal retenu pour évoluer, les résistances au changement ne sont pas les mêmes : elles peuvent diminuer ou augmenter.
La question du sens reste primordiale.
Quel est le sens qui favorise une résorption des résistances les plus radicales et une conversion complète de leurs partisans ?

Les méthodes ORES permettent, au travers des multiples évaluations ou auto-évaluations à chaque niveau d'évolution des observateurs et de leurs observés :

- de mieux se comprendre soi-même, de mieux comprendre les autres hommes, ainsi que les situations individuelles ou collectives.

- de rallier les points de vue des hommes :
. sur l'évaluation d'un homme,
. sur son évolution,
. sur la meilleure stratégie individuelle de changement d'orientation, de valeur et de sens,

- de rallier les points de vue des décideurs, des responsables, puis des acteurs internes et externes d'une situation collective :
. sur l'évaluation d'un homme,
. sur l'évaluation de la situation collective partagée,
. sur son évolution,
. sur la meilleure stratégie collective de changement d'orientation, de valeur et de sens.

- d'accompagner les changements individuels et collectifs et, en particulier, de déterminer les solutions permettant :
. de diminuer les résistances au changement,
. de gérer les tensions et les conflits,
. de manager le stress, etc.…


Mais nous n'éviterons pas pour autant deux questions qui nous paraissent essentielles :

- comment être objectif et révéler la vérité sur soi et sur les autres, alors que chacun a la sienne et peut croire la détenir pour les autres ?

- comment évaluer objectivement les hommes et les situations individuelles ou collectives, puis les faire évoluer, ensemble, dans le même sens et, si possible, dans le meilleur ?

L'orientation de conscience, clé de la subjectivité et de l'objectivité des hommes

Les évaluations ou auto évaluations des hommes dépendent de leurs orientations de conscience.

Il y a une infinité d'orientations de conscience possibles pour chaque homme et de points de vue, autant qu'il y a de points dans un espace à trois dimensions.

A chaque orientation de conscience correspond :
- un idéal, celui que les hommes prennent en référence pour évaluer ou s'évaluer,
- une évolution potentielle de cet idéal, pour eux-mêmes, pour les autres hommes et les situations collectives, mais dans le sens d'évolution qui les arrangent.

Fréquentes sont alors les déformations pesant sur l'évaluation que font les observateurs et sur l'évolution qu'ils envisagent pour leurs observés.

Chacune des orientations de conscience qu'un observateur peut adopter pour évaluer, s'évaluer ou envisager une évolution détermine ainsi le plus souvent :
- un filtre d'interprétation coloré,
- un système de valeurs positives, mais partielles et mal appliquées,
- des champs de vision restreints.

Il en résulte :
- des interprétations partisanes,
- des jugements décalés,
- une inconscience et un irréel pour une part de l'observé qui est pourtant, pour lui, tout à fait consciente et réelle, ainsi que pour une part de son irréel et de son inconscience éventuels.

De plus, les hommes tiennent en général plusieurs discours sur leur propre idéal ou sur leurs observés selon :
- qu'ils cachent ou confient ce qu'ils ont dans leur cœur (et sur le cœur), tenant alors soit des discours d'apparence, soit des discours intérieurs,
- qu'ils exposent leurs conceptions à l'extérieur, de sorte qu'elles soient identifiées et rayonnantes, formant alors des discours identitaires.

Le meilleur idéal de référence et le meilleur sens de l'évolution

Le meilleur idéal est, pour chaque homme et tant qu'il n'en change pas, le sien.

C'est celui que l'observateur prend en général en référence au moment où il s'évalue ou évalue un observé ou encore lorsqu'il envisage ou détermine son évolution, dont la sienne, dans le sens qui l'arrange.

Y a t'il un sens d'évolution meilleur que les autres ? Qui en juge ainsi ?

C'est là une question bien délicate, du moins tant que l'homme s'accroche à son point de vue souvent subjectif et n'accepte pas d'en changer, ne serait-ce que momentanément, à titre expérimental.

La théorie ORES montre que le "véritable" meilleur sens est celui qui assure d'une objectivité à la fois complète et positive.

Nous avons appelé les hommes porteurs de l'orientation de conscience correspondante, ainsi que de l'idéal et du sens qu'elle détermine et définit, des hommes positifs.

Les hommes dits positifs :
- ne tiennent qu'un seul discours transparent et authentique sur leur propre idéal,
- ont des champs de vision complets, c'est à dire entièrement conscients et réels,
- donnent des interprétations exactes de tout observé.

Ainsi comprennent-ils intégralement les observés, tels qu'ils sont et tels qu'ils se vivent dans leurs parts conscientes et réelles, mais aussi tels qu'ils sont dans leurs parts éventuellement inconscientes et irréelles, sans qu'ils puissent le savoir eux-mêmes.
Par ailleurs, leurs jugements se réfèrent à l'ensemble des valeurs traditionnellement considérées comme positives, à savoir les valeurs du bien, et ils les appliquent aux domaines qui les définissent intrinséquement.

Par exemple :
- ce qui est bien, c'est de valoriser la propriété (le bien est alors défini comme la valeur de la propriété),
- ce qui est bon, c'est de valoriser l'action (l'action est alors la valeur d'une bonne action),
- le meilleur, c'est de valoriser l'évolution.

De sorte que, pour eux, le meilleur sens de l'évolution est de destiner les ressources au partage culturel, scientifique et technique.

Cependant l'orientation de conscience diamétralement opposée à la leur, celle des hommes que nous avons appelés hommes lucides :
- leur confère aussi une conscience pleine et entière du réel,
- les assure aussi d'interprétations parfaitement exactes.

Les hommes positifs comme les hommes lucides :
- sont objectifs, alors que tous les autres sont subjectifs,
- se réfèrent à l'ensemble des valeurs positives.

La différence première provient du fait que les hommes lucides n'appliquent pas les valeurs positives aux domaines qui les définissent intrinsèquement.
Par exemple, pour eux, le meilleur sens de l'évolution est la technique qui paie.

Autrement dit, orienter le sens de la technique, partager une culture du progrès, légiférer sur la création de richesses…vers une évolution des valeurs.
Est-il utile de préciser que c'est vers une évolution des valeurs en bourse ?
Le tout, grâce au progrès du système et aux découvertes de la science.

Leur idéal, que nous venons de décrire, n'est vraiment pas le même.
Les hommes positifs considèrent d'ailleurs que les hommes lucides sont entièrement négatifs comme porteurs de l'ensemble des valeurs négatives ou valeurs du mal. Cependant ces derniers ne s'en rendent pas compte eux-mêmes, du moins tant qu'ils restent fixés sur leur idéal : ils se croient, à juste titre, lucides.

Qui a raison ? Les hommes qui ont du cœur, qui donnent au lieu de prendre.