dimanche 1 janvier 2012

La théorie ORES et ses méthodes, chap IV

IV - L'AVIS D'UN LECTEUR

Nous vous présentons ci-après un entretien entre J-C. G et un de ses amis T.F.

T.F. : J'ai lu attentivement le tome 1 sur ta théorie ORES, sur ses modèles et méthodes, mais j'ai seulement parcouru le tome 2 et visionné le tome 3 (1400 diapos !) que tu as en préparation.
J'ai constaté qu'il y avait de longues démonstrations, probablement intéressantes pour les universitaires et les spécialistes des nombreuses disciplines auxquelles tu dis que la théorie ORES pourrait s'appliquer, mais pas vraiment passionnantes pour moi.

Cependant, j'y ai relevé quelques promesses alléchantes, pour ne pas dire prétentieuses.

J-C. G. : Je vois que tu as pris des notes et que tu en as plusieurs pages…

T.F. : Je suis un homme sérieux, moi, Monsieur !
J'ai cinq paragraphes : je te les lis ?
Le lecteur aura là de quoi se faire une première idée du contenu de ta théorie ORES et de ses méthodes et de l'intérêt qu'elles peuvent présenter pour lui.

J-C. G. : En route.



T.F. : 1er paragraphe : Le langage est dans l'espace

1) Conscience et réel :

Tu décris le réel et la conscience humaine, rien que ça ! Tu définis les différentes composantes du réel par des mots et les différents opérateurs de la conscience par des verbes (comme savoir, vouloir, penser, etc..).

Selon toi, en effet, il n'y aurait pas de réel pour l'homme s'il n'en avait pas conscience. Bon !

Et c'est pour cela que tu mets les opérateurs de la conscience en correspondance avec les composantes du réel sur des cartes du vocabulaire, que tu appels couple de cartes.

2) Les cartes mentales :

Tu prétends que nous avons dans notre conscience des cartes mentales sur lesquelles figurent les mots et les verbes que nous utilisons pour décrire le monde, dont nous-mêmes.

Ce serait avec ce vocabulaire que nous formons nos discours écrits, parlés ou pensés, dont nos mensonges !

Moi, il m'est arrivé de dire la vérité, du moins la mienne, et aussi de mentir, mais je n'ai jamais vu tes cartes mentales, même en fermant les yeux.

J'ai pourtant l'impression d'avoir une conscience, au moins professionnelle !

3) L'espace de rencontre entre observateurs et observés

Dans ton système, l'homme est l'observateur: il a son espace avec son langage.

L'observé a le sien et il y a un espace de rencontre qui donne le point de vue de l'observateur sur l'observé.

Tu dis que nos cartes du langage seraient des sortes de photographies du vocabulaire disposé dans chaque espace de rencontre :

- d'une part, un espace où se trouvent décrits les différents idéaux d'un homme observateur et, en particulier, son idéal actuel formant son langage de référence, celui auquel il se réfère pour s'évaluer ou évaluer,

- d'autre part, un espace où se trouvent dépeints les idéaux qui participent à former la situation observée (à savoir l'observateur lui-même, un autre homme, une situation collective).

Selon toi, en effet, plusieurs idéaux individuels nous animent : nous avons plusieurs facettes à notre personnalité et il arrive nous soyons tiraillés dans des sens différents.
De même, plusieurs idéaux collectifs animent une situation individuelle ou collective et tout le monde ne tire pas dans le même sens.
A chacun son point de vue !

Le point de vue qui est propre à l'observateur dépend de son "orientation de conscience", c'est à dire de son humeur ou état mental.
Les différents points de vue individuels ou collectifs qui sont à l'œuvre chez l'observé dépendent aussi de ses orientations de conscience, individuelles ou collectives.

Chaque point de vue correspond à un endroit dans l'espace et, selon l'endroit où l'observateur se place dans son propre espace pour évaluer ses multiples observés, décrits dans leurs espaces respectifs par leurs facettes, parties ou résultats, il ne verrait pas se former le même couple de cartes du vocabulaire.
Le couple de cartes qui se présente sous ses yeux, pour chaque facette, partie ou résultats de l'observé, est le couple de cartes donnant son évaluation, appelé couple de cartes d'évaluation.

Chaque couple de cartes d'évaluation superpose en effet le vocabulaire de l'observé, celui auquel il se réfère pour évaluer et qui définit son idéal de référence, et le vocabulaire décrivant objectivement les différents idéaux et les résultats de l'observé.
Chaque fois, deux vocabulaires se mélangent alors, mais ceci de plusieurs façons.

Il en résulte plusieurs discours tenus par l'observateur sur l'observé sur chacune de ses facettes, parties et résultats (l'observé pouvant être l'observateur lui-même), à savoir :
- d'une part des discours exprimés soit en termes d'interprétation, soit en termes de jugement, soit en termes de sens des mots de l'observé, mais toujours du point de vue de l'observateur.
- d'autre part, comme nous l'avons vu, des discours intérieurs, souvent cachés par des discours d'apparence, ou encore des discours identitaires, affichés à l'extérieur,

Nos évaluations ou auto évaluations dépendraient ainsi de "l'orientation de conscience" que nous avons (notre état d'esprit, notre humeur), c'est à dire des "cônes de vision" dans lesquels nous plaçons notre conscience au moment même où nous parlons, écrivons ou pensons, bref évaluons un observé.

Tu précises d'ailleurs qu'il y une infinité d'orientations de conscience possibles pour l'homme, ainsi que d'orientations de conscience individuelles ou collectives pour ses observés, et, chaque fois autant que de points dans un espace fini à trois dimensions.
Au passage, je me suis demandé où était l'infini dans ton espace, mais tu me le diras sûrement !

4) La lumière, l'inconscience et l'irréel

Tu mets de la lumière dans l'espace du langage : elle traverse chaque espace en entier et tu dis qu'elle se trouve dans un cylindre coiffé de deux cônes.
Il faudra t'en expliquer !
Selon toi, le vocabulaire éclairé dans chaque espace, celui de l'observateur et celui de l'observé, décrit la conscience et le réel, et le vocabulaire dans les parties obscures de cet espace, l'inconscience et l'irréel de l'un et de l'autre.
Cela me semble logique, mais dangereux pour toi : tu voles le travail des psychanalystes et rejoint les théories sur l'inconscient collectif !

5) La panacée universelle

Là où je trouve que ta théorie est carrément prétentieuse, c'est quand tu prétends qu'elle devrait permettre de déterminer tous les types de discours que peuvent tenir les hommes sur n'importe quel observé, homme ou autre !
Dont sur les inconsciences et les irréels, dont les leurs sur eux-mêmes.

6) La subjectivité, l'objectivité et la Vérité

Mais surtout, tu prétends qu'il est possible de trouver, parmi toutes les subjectivités humaines, une objectivité, à condition que l'homme oriente sa conscience en pleine lumière et qu'il se place du bon coté de l’espace.
Il y aurait ainsi une vérité objective et positive, que tu oses qualifier de scientifique et d'absolue, qui réunirait en une seule toutes les vérités subjectives partielles et souvent déformées, dont celle que tu qualifies d'objective, mais de seulement lucide.
Là, tu deviens mystique et peut-être même vraiment dangereux ! Tu veux monter une secte ? Attends-toi à de rudes questions de ma part. Franchement, il y a des sujets qui fâchent : la Vérité, avec un grand v, en est un !

7) L'espace du langage est géométrique et mathématique

Je trouve très originale et assez amusante l'idée que nous puissions lire nos multiples discours sous différents angles, à l'intérieur d'une figure en 3D et sur une sorte de photographie plane (soit les couples de cartes des idéaux individuels ou collectifs, dont celui de l'idéal de référence de l'observateur, soit les couples de cartes de son évaluation des facettes, parties et résultats de l'observé), et, en tous cas, pratique pour explorer les expressions humaines de multiples points de vue.

Je trouve cependant étonnant que 2 systèmes d'équations mathématiques puissent définir la rencontre entre un homme et un observé, plus exactement la rencontre entre les vocabulaires qui les décrivent objectivement.
Le lien que tu établis entre les mots et les vecteurs qui forment chaque espace du langage est quand même incroyable !
Pour toi, les mots et les verbes sont des vecteurs géométriques sur des cônes.

8) Les huit boîtes

Je suis surpris que la forme de l'espace de l'observateur comme celle de l'observé soit finalement aussi simple, alors que la pensée de l'homme peut être elliptique !

Le vocabulaire de base, à partir duquel tous les autres mots et verbes du vocabulaire se forment, se trouve, selon toi, dans une grande boîte compartimentée en 8 petites boîtes.

Pour compliquer un peu les choses (ou pour retrouver les ellipses), chacune de ces boîtes tourne sur elle-même autour de l'axe qui la traverse de part en part et qui déterminerait son orientation propre et, ce faisant, le vocabulaire de base se développe : les mots et verbes se composent entre eux.


Les huit boîtes de l'homme définiraient la structure de base des huit facettes de sa personnalité et de ses comportements et les huit boîtes d'une situation collective correspondraient à la structure de base des huit parties à distinguer dans chaque situation collective (correspondant aux huit "partis pris" dans la situation ; un parti étant pris par l'ensemble des hommes partageant un même idéal).

La conscience et le réel sont donc dans des boîtes (tu as du être marqué par le film Matrix !), mais des boîtes qui tournent rond !
Et quitte à faire, tu y mets aussi l'inconscience et l'irréel, mais tu situes ces derniers dans les parties des boîtes qui ne sont pas éclairées par la lumière de chaque espace.

Bref, selon toi, il y huit boîtes et dans chacune, une orientation.
Ceci est vrai, d'une part pour l'observé et, d'autre part, pour l'observateur.
Toutefois, les boîtes changent de dimensions à chacun des niveaux d'évolution propre à l'observateur et à l'observé.

Il faudra que tu m'expliques pourquoi des "boîtes" et, aussi, pourquoi ce chiffre de 8 ?
D'où l'as-tu sorti ?
De plus, il y aurait une 9ème boîte, plus petite : la boîte qui donne les résultats obtenus par l'homme ou les résultats de la situation. Vraiment, tu nous mets en boîte !
Soit tu te moques de nous, soit tu nous enfermes : je dois t'avouer que je n'aime pas trop ça.

Tu expliques que, dans une entreprise par exemple, à un moment donné dans le temps, le corps social tire dans 8 sens différents selon 8 orientations distinctes, et que les résultats se trouvent du côté de ceux qui tirent le plus.
Mettons.
Mais pourquoi diable sont-ils aussi dans une boîte ?

J-C G : Justement, à cause du diable !

T F : 2ème paragraphe : La loi du langage

1) Les fondements de la loi du langage

Y a t'il vraiment une loi du langage ? Tout est-il écrit ?
Selon quels principes as-tu disposé le vocabulaire dans l'espace de l'observateur et de l'observé ?
D'ailleurs, qu'en serait-il pour une autre langue, comme une langue idiomatique comme le chinois ?

Tu prétends que chacun pourrait établir à l'identique les multiples cartes mentales qui sont censées se former dans l'espace de l'observateur et de l'observé et se projeter sur des plans de projection, comme sur une photo, et ceci à partir d'une seule carte mentale que tu as établie toi-même et que tu as appelé "le couple de cartes positives".

Le couple de cartes positives décrirait une conscience et un réel qui seraient tous les deux entièrement positifs et en accord parfait, d'où le terme de couple, je suppose ! Mais alors, pour le meilleur et le pire ! Et pas que pour le meilleur !
La lecture de ce couple de cartes dites positives expliquerait en effet, selon toi, comment tous les autres couples de cartes se déduisent du couple de cartes positives : ceux de l'observateur, ceux de l'observé et ceux qui résultent de leurs superpositions, quand l'observateur regarde, évalue ou veut faire évoluer l'observé.

Finalement, selon toi, la loi du langage est seulement une question :
- de lumière et de décomposition en couleurs de l'arc-en-ciel,
- de transmission de ces couleurs par la lumière qui traverse l'espace du langage,
- de répartition de ces couleurs entre les différentes boîtes d'une part de l'observateur et d'autre part de l'observé,
- de superpositions des vocabulaires présents dans ces différentes boîtes en rotation et ainsi diversement colorés,
- de mélanges entre ces couleurs, expliquant les interprétations, les jugements et les discours intérieurs et extérieurs.
Je résume, certes, mais, tu vas voir, je suis rentré dans le détail.

2) Le couple de cartes positives est représenté par le cercle chromatique :

Tu as disposé le vocabulaire du couple de cartes positives, qui est à l'origine de tous les autres, à partir de la place que prennent les couleurs de l'arc-en-ciel sur le cercle chromatique (disque de Newton).

Tu considères que c'est la principale découverte de la théorie ORES :

à chaque couleur du cercle chromatique
correspond un mot ou un verbe du langage positif.

Pour toi, le langage est vraiment très coloré !

Un mot revient tout le temps dans tes textes : le mot positif ! C'est d'ailleurs énervant : où est le négatif ?
Tu t'en expliques. Tu dis que tu as découvert que le couple de cartes positives contenait, parmi tous les mots qu'il figure et enchaîne pour former des discours, les mots qui définissent l'ensemble des valeurs traditionnellement reconnues comme des valeurs positives.
Par exemple, le bien, le bon, le meilleur.
Ce qui justifie, selon toi, le terme de positif que tu utilises pour qualifier son langage et son couple de cartes.
Mais le qualificatif positif n'en reste pas moins ton propre jugement de valeur !







3) La lecture du vocabulaire porté sur le couple de cartes positives est l'expression même de la théorie ORES

Le discours unique (au lieu de plusieurs discours) que l'on peut former en lisant le vocabulaire du couple de cartes positives, tel que tu l'as défini et disposé, et en enchaînant ce vocabulaire de façon à former des phrases, montre :

a) qu'il y a huit boîtes qui tournent, formant, en tournant, différents cônes.
J'en ai déjà parlé, mais, là, c'est de la simple géométrie.
Je dois avouer que je n'ai compris cette histoire de cônes issus de la rotation des boîtes, à savoir des cubes ou des parallélépipèdes rectangles, qu'en voyant la figure qui est formée dans l'espace par leurs rotations.

b) que des mots et des verbes figurent sur ces cônes, plus précisément sur leurs apothèmes (lesquelles sont orientées, formant les vecteurs de l'espace précédemment évoqués), et sur les multiples cercles concentriques que chaque cône définit. Là est ton invention.

c) que le langage positif se trouve dans une des 8 boîtes de l'espace et, en l'occurrence, dans le cube qui tourne au devant de l'espace, décompose la lumière en couleurs de l'arc-en-ciel et forme ainsi, en tournant, des cônes porteurs de cercles chromatiques. Là est ton credo !









J'ai même fait un résume de ce qui précède :

- le cube en rotation au devant de l'espace est en pleine lumière, laquelle, comme chacun le sait, se décompose en couleurs de l'arc-en-ciel,

- le vocabulaire, qui est sur les apothèmes et à l'intérieur des quatre cônes de ce cube particulier et en rotation permanente, se projète sur un plan et forme le couple de cartes positives, alors représenté par un cercle chromatique, porteur de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel,

- le cône de vision correspondant est celui de l'homme dont l'orientation de conscience est positive : tu l'as appelez l'homme positif.

Mais, que pense l'homme dit positif de lui-même et des autres et comment se comporte t'il dans sa vie personnelle et professionnelle ? Est-ce un modèle, voir le seul modèle idéal et de référence ?

J'allais oublier : tu montres comment définir, toujours à l'aide de ton fameux couple de cartes positives, une échelle d'évolution commune, qui serait applicable aux multiples réels et à leurs consciences ou pré consciences depuis l'origine des temps. Mazette !
Mais, poursuivons, pour en venir au mélange des couleurs, c'est à dire, selon toi, des mots et des verbes.







4) Les couleurs du couple de cartes positives et les valeurs positives qu'il décrit se répartissent dans les 7 autres boîtes de l'espace.

La lumière décomposée en couleurs dans le cube au devant de l'espace amène avec elle tout ou partie des couleurs du couple de cartes positives (et tout ou partie des valeurs positives qu'il décrit), dans les 7 autres cubes ou boîtes.

5) Les couples de cartes issus de ces sept autres cubes ou boîtes décrivent les autres idéaux individuels ou collectifs des hommes : leurs systèmes de valeurs sont tous positifs, mais partiels ; sauf l'un d'eux qui est complet, mais inversé.

6) Le mélange des couleurs de l'observateur et de l'observé a lieu dans l'espace de rencontre

Selon toi, les couleurs présentes dans la boîte de l'observateur et dans les boîtes de son observé, qui sont dans leurs espaces respectifs et se projettent sur leurs couples de cartes, se mélangent et créent un nouveau vocabulaire permettant de former les discours que tiennent les hommes sur les observés, à savoir des discours intérieurs ou extérieurs et leurs variantes, soit en termes d'interprétations, de jugements et de sens.

7) Il n'y a finalement que trois langages dans une langue

- le langage positif du couple de cartes positives,
- le langage des contraires, formé par la négation du langage positif.
Par exemple, décider de l'orientation fait partie du langage positif ; "ne pas décider" et "pas d'orientation" font partie du langage des contraires et sont des jugements négatifs : indécis, désorienté.
- le langage négatif qui résulte d'une superposition particulière des 2 précédents : il suffit de tourner l'un des langages précédents de 90° et de l'appliquer à l'autre.
C'est ce que tu as appelé la méthode de la croix : est-ce une référence religieuse chrétienne ?

3ème paragraphe : Là où la science rejoint la spiritualité

A cet égard, ta tentative de démonstration est la suivante.

1) Le disque de Newton est un cercle chromatique
On sait qu'en faisant tourner le disque de Newton, il reconstitue la lumière blanche.

2) Le filtre d'interprétation de l'homme positif est transparent

L'homme positif, c'est-à-dire celui dont l'orientation de conscience est celle du couple de cartes positives et dont les mots et les verbes sont représentés par les couleurs du cercle chromatique, a un filtre d'interprétation transparent : le disque de Newton tourne.

3) Le champ de vision de l'homme positif est entier

Les cônes de vision de l'homme positif sont dans un champ de vision entièrement éclairé.
Il en résulte que :
- ses interprétations sont exactes, qualitativement et quantitativement ; il voit les couleurs de ses observés telles qu'elles sont.
- ses jugements sont justes, comme provenant de l'application de l'ensemble des valeurs positives qu'il porte.

4) Les 7 pêchés capitaux sont dans les 7 autres cubes

Les valeurs positives sont réparties et envoyées dans toutes les autres boîtes, mais elles s'appliquent à des domaines différents que ceux qui les définissent sur le couple de cartes positives.
Le bien, le bon et le meilleur ne sera pas le même pour tous.
Selon toi, le jugement prononcé par l'homme positif sur les 7 autres cubes en rotation est le suivant : chacun contient un pêché capital.
Pourtant, dans chacun d'eux, il n'y a que des valeurs positives. Et tu as dit que chacun des 7 cubes décrivait un idéal.
Voilà donc des idéaux humains jugés comme des pêchés !

5) Les scoops de la théorie ORES

Tu expliques enfin, à l'aide de ta théorie, et, pour moi, ce sont là des scoops :
a) des phénomènes comme des transmissions de pensées et les soins à distance, notamment par le biais de l'inconscient collectif,
b) l'unification des forces de l'Univers.
Il y a plein de nouilles et de cordes sur ton cylindre de lumière qui est découpé par les cônes de vision de chaque boîte.
C'est ce que montrent les récents modèles mathématiques sur l'univers.
Je vois que tu tiques…Oui, d'accord, c'est seulement une hypothèse que tu as.
c) une autre de tes hypothèses (tu vois que je suis prudent) : une possible explication aux questions que se posent les physiciens quantiques à propos de l'endroit où se trouvent les électrons.
d) les valeurs du Mal se créent toutes à partir des valeurs du Bien.
C'est pourtant une question ô combien délicate, souvent posée et déjà traitée par nombre de philosophes et théologiens !
Là, tu as l'air sûr de toi !
e) toutes les valeurs du Mal sont portées par le cube directement opposé dans ton espace au cube de l'homme positif.
Du moins, tel est son jugement.
Est-ce Dieu qui juge le Diable ?
f) enfin, tu as une réponse à la question que se posent tant de personnes :
Si Dieu existe et nous aime d'un amour infini, pourquoi laisse-t-il tant de malheurs et de maux sévir sur Terre ?



4ème paragraphe : Là où la théorie rejoint la pratique

Tu proposes des méthodes nouvelles découlant directement de ta théorie.

Elles permettraient :
1) de s'auto évaluer objectivement, puis de simuler des changements d'orientations de conscience,
2) d'évaluer toute situation de façon objective à partir de très peu d'informations, hors toute statistique, puis de simuler des changements d'orientation,
3) de déterminer dans chaque cas les résultats objectifs qui seraient obtenus,
4) de trouver, parmi tous les idéaux, celui qui est véritablement le meilleur pour une évolution individuelle et collective,
5) d'y rallier les décideurs, puis les acteurs, s'ils en conviennent,
6) d'élaborer la stratégie et les plans d'action qui correspondent au sens finalement choisi, qui est toujours le meilleur quel qu'il soit pour ceux qui l'évaluent comme tel,
7) de conduire le changement,
8) de réduire les résistances aux changements.

Joli programme…









5ème paragraphe : Les limites actuelles

Tu indiques, cependant, à plusieurs endroits de ton livre, que les mots et les verbes que tu as disposés dans l'espace et sur tes couples de cartes sont encore en nombre insuffisant pour automatiser, à l'aide du logiciel que tu as préparé, mais qui reste à développer, la description des multiples rapports possibles entre n'importe quel observateur et n'importe quel observé, inconscience et irréel compris.
Mais aussi que ce vocabulaire mérite d'être d'abord validé, puis complété du langage des contraires et du langage négatif à peine élaboré et enfin d'être élargi à un plus grand nombre de mots.
C'est pourquoi tu fais appel aux experts des différentes disciplines linguistiques et autres.


Ma conclusion

Voilà, tu as mon avis, à première lecture, sans concession (mais tu me connais), ainsi que les questions qui me restent.
Tu as probablement de quoi interpeller et captiver d'autres lecteurs que moi.
Et de relancer des vieux débats !
Quand édites-tu ?
Je crois personnellement que beaucoup d'hommes, à titre personnel, sont en quête de savoir, de compréhension et de solutions et qu'il en est de même pour nombre de responsables, managers, dirigeants et hommes politiques.
Il m'a semblé que la théorie ORES et ses méthodes pourraient leur ouvrir de nouvelles perspectives, s'ils veulent bien remettre en question leurs points de vue.
Et ça, ce n'est pas si sûr !


1) Avis au lecteur

Nous souhaitons développer plusieurs des points abordés dans l’INTRODUCTION.

Toute nouvelle théorie est susceptible de déranger les idées établies et de lever des réactions de scepticisme, voir d'opposition ou de refus.
De nombreux exemples dans l'histoire des sciences en témoignent, tant pour des théories ensuite validées par l'expérimentation répétée, que pour des théories s'étant avérées fausses ou partielles.
Toute nouvelle théorie demande en effet à être validée par l'expérimentation scientifique.

Les validations que nous avons pu en faire sont insuffisantes. Elles ne portent que sur des champs d'investigation restreints.
C'est pourquoi nous en appelons notamment aux linguistes et aux spécialistes des disciplines scientifiques et humaines en quête de lois : physiciens quantiques, sociologues, économistes, ethnologues, psychologues, psychanalystes, médecins, théologiens, etc.…

Cependant, le lecteur qui part à la découverte de la théorie ORES, telle qu'elle est formulée et partiellement validée aujourd'hui, doit, selon nous, être averti.
Il peut rencontrer des concepts difficiles à saisir, qui le surprennent ou l'indisposent, selon ses références, ses domaines d'expertise, ses valeurs et ses croyances.
Lors des présentations que nous avons eu l'occasion de faire de la théorie ORES, nous avons rencontré un certain nombre de réactions auxquelles nous souhaitons apporter des réponses qui pourraient encourager le lecteur à poursuivre et à s'ouvrir aux nouveautés de la théorie ORES.

1 – La théorie et la pratique

Revenons sus cette question.
Certains d'entre nous sont partisans de cas concrets, de pratique et d'expérience, tout particulièrement dans le domaine qu'ils connaissent. Ils peuvent plus facilement se faire une idée de la pertinence de nouvelles propositions.
C'est aussi notre avis : tant qu'une théorie n'est pas applicable, elle reste vaine, sauf, cependant, pour les théoriciens.
L'auteur, après ses études, ne voulait plus entendre parler de théorie tant qu'il ne voyait pas comment l'appliquer et tant qu'elle ne correspondait pas à un champ d'expérimentation ou d'expériences personnelles susceptibles de l'intéresser.

Concrète ou théorique, encore faut-il que le lecteur accepte d'éventuelles remises en question.
Or, nous sommes parfois fixés sur nos certitudes et guère prêt à en changer.

La théorie ORES touche à tous les domaines et il est difficile de proposer ici une application pour chacun d'eux, bien que nous y usions trouver un intérêt immense.

Nous présenterons donc la théorie ORES comme une théorie.

Mais le lecteur doit savoir que cette théorie débouche sur de la pratique et, en particulier, sur des méthodes nouvelles, permettant de traiter de problèmes individuels et collectifs de façon rapide et élégante, d'y apporter des solutions, dont une solution que l'on peut considérer comme étant la meilleure, si on adopte, pour en juger, un système de valeur complet et positif.

La théorie ORES montre comment nous lisons et écrivons ce que nous pensons des êtres et des choses et comment nous intervenons sur eux.
Elle est donc tournée tant vers la pensée humaine et les concepts que vers l'action individuelle ou collective.

D'ailleurs, à un certain niveau d'évolution, nous concevons avant de réaliser.
A un niveau d'évolution encore plus élevé, nous pouvons diriger nos conceptions, selon notre vocation, avant de les traduire dans la pratique : nous devenons alors maître d'œuvre et d'ouvrage.
Puis, nous pouvons agir à partir de repères de sens et, au-delà, à partir d'un système et d'une appartenance à ce système, c'est à dire d'un environnement alors à sauvegarder et à protéger.
Serait-ce que nous ayons, nous aussi, à sauver… les péchés du monde ?
Alors, être en action, mais au Service, puis faire évoluer la qualité de ce Service, dans notre chair et notre sang, vers la victoire et la gloire ?
Et, comme le disait joliment Kipling dans son fameux poème "Si" :
"Et ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, tu seras un homme, mon fils".
Tel serait le discours du père à son fils.
Mais, quel que soit le niveau d'évolution à partir duquel nous envisageons les choses et les êtres, nous agissons, pratiquement et concrètement.

En résumé, les partisans du pratico-pratique y trouveront leur compte, mais aussi le sens dans lequel leur pragmatisme se déploie : toutes les pratiques ne sont pas bonnes, sauf à considérer que le sens de leurs propres pratiques est le bon, voir le meilleur.
A chacun son point de vue, son système de valeurs et son idéal.

La théorie ORES montre comment s'expliquent les multiples pratiques et, surtout, pourquoi et comment en changer.


2 – Du français au chinois

La théorie ORES est une théorie du langage humain, écrit et parlé. Mais elle a été établie en français.

Les principes qui valent pour la langue française valent-ils pour les autres langues ?

Nous le pensons, mais nous ne l'avons pas vérifié : il faudrait disposer les mots et les verbes d'une autre langue dans l'espace appelé l'espace ORES, comme nous l'avons fait pour environ deux mille mots et verbes de la langue française.

En tous cas, ils ne valent pas directement pour les langues idiomatiques comme le chinois ou le japonais.

Cependant, les multiples couples de cartes, sur lesquels nous avons porté une partie du vocabulaire français et sur lesquels nous imaginons pouvoir porter le vocabulaire des autres langues non idiomatiques, ressemblent fortement à des idéogrammes.

Il nous semblerait donc particulièrement intéressant d'approfondir cette question avec les personnes compétentes en langues idiomatiques.

Notons au passage que si les mots et verbes d'une autre langue étaient disposés sur nos multiples couples de cartes (un mot anglais pouvant, par exemple, recouvrir plusieurs mots français qui le traduisent), nous disposerions probablement d'un traducteur automatique qui, nous semble t’il, devrait permettre de lever certaines des difficultés rencontrées par les traducteurs actuels : champ sémantique, contexte, sens...


3 – Les rapports entre le langage écrit et parlé et le langage mathématique

Le langage humain comprend le langage mathématique, dont le langage géométrique.

De là à imaginer d'emblée que le langage que nous utilisons lorsque nous parlons ou écrivons se forme :
- en raison de la disposition du vocabulaire de la langue utilisée dans un espace à trois dimensions (appelé espace de rencontre, là où l'observateur rencontre un observé), notamment sur et à l’intérieur de cônes (dont les cônes de vision de l'observateur, dont les pointes peuvent se trouver à des points quelconques de cet espace, eux-mêmes dits points de vision ou points de vue)
- en raison de la lumière qui éclaire cet espace et en laisse une partie dans l'obscurité (d’où la conscience et l’inconscience, le réel et l’irréel),
il y a un pas important à franchir.

Plusieurs cônes (jusqu'à quatre vingt seize pour chaque observateur et chaque observé, différents à chacun des niveaux d'évolution qu'ils ont respectivement atteints) définissent la forme globale de l'espace ORES de rencontre contenant le vocabulaire d'une langue.

Le vocabulaire, disposé sur et à l’intérieur des cônes, est vu dans l'espace et sur des plans de projection.
A condition, cependant, qu'il soit éclairé par l'observateur par lui-même, auquel cas il lui est conscient et réel.
Sinon il est inconscient et irréel.

Le lecteur voudra t'il faire toute la lumière sur l'espace ORES, sur ce qu'il contient et sur ce qu'il nous semble mettre en évidence ?



Les différentes formes prises par l'espace ORES de rencontre observateur/observé, ainsi que les courbes découpées sur les cônes par la lumière de chacun de leurs espaces, puis projetées sur des plans peuvent :
- être décrites par deux systèmes d'équations mathématiques (coniques et intersections de coniques de chaque espace),
- être représentées géométriquement par des figures en trois dimensions portant le vocabulaire permettant de former les phrases qui décrivent un homme ou une situation individuelle ou collective de chacun des points de vue possibles pour chacun de ses observateurs.

Mais les équations mathématiques ne sont pas compréhensibles pour tous.
Et malheureusement, certaines personnes ont des difficultés à se représenter ou à lire des formes ou des figures dans l'espace.

Or la théorie ORES présente à la vue du lecteur ces différentes formes, courbes et projections, notamment en annexe et surtout au tome 3, mais sans toujours y figurer les multiples mots ou verbes qui y correspondent.
Ce qui peut rendre abstrait certaines présentations et démonstrations que la théorie ORES tente de faire.
Le lecteur est, par conséquent, invité à imaginer que les figures que nous lui présentons parfois sans vocabulaire fourmillent de mots et de verbes et que la lecture de ce vocabulaire, dans le sens des aiguilles d'une montre ou dans le sens inverse, permet de former des discours :
- décrivant la situation représentée graphiquement dans l'espace (celle de l’observateur ou de l’observé)
- fournissant son évaluation par tout type d'observateur (évaluation ou auto évaluation).

Dans la pratique, il faudrait développer le logiciel ORES pour donner à lire les multiples couples de cartes qui résultent de la vision directe de ces mots et verbes situés soit dans l'espace de l’observateur, soit dans l’espace de l’observé, soit dans leur espace de rencontre, puis en projection en perspective, le tout depuis un point quelconque (l’observateur s’évaluant ou évaluant ou voulant faire évoluer ou changer son observé en se ou en le considérant depuis l’un des milliers de points de son propre espace, selon le point de vue qu’il a ou adopte). Ce qui fait beaucoup de couples de cartes à lire !

L’un des outils pratique de la théorie ORES est donc ses couples de cartes.

Soit les couples de cartes qui représentent chacun un idéal individuel ou collectif, en termes de conscience et de réel, appelés couples de cartes des idéaux de l’observateur ou de l’observé (qui peut être une situation collective).
Soit les couples de cartes, appelés couples de cartes d’évaluation, résultant de la superposition de deux couples de cartes des idéaux :
- le couple de cartes de l'observateur, celui qui correspond à son orientation de conscience ou état d’esprit au moment même où il évalue un observé et qui décrit son idéal de référence,
- les différents couples de cartes de l'observé, qui décrivent l'observé par les différents idéaux qui l'animent et par ses résultats actuels.

Or, les couples de cartes de l'observateur et les couples de cartes de l'observé et ceux qui résultent de leurs multiples superpositions sont des représentations planes.
Leur vocabulaire est donc plus facile à lire que sur une figure à trois dimensions.
Bien que ces couples de cartes soient circulaires, en raison des cônes de vision.
Leurs lectures s'effectuent ainsi en faisant le tour des rayons limités par leurs cercles ou les courbes qui tronquent plus ou moins ces cercles (lorsque les cônes de l'espace sont partiellement éclairés ou que les champs de vision sont réduits).

De telle sorte que, pour retrouver nos habitudes de lecture, il faudrait étaler horizontalement le vocabulaire actuellement disposé autour de cercles ou de courbes.
La lecture des tableaux ainsi constitués serait alors identique à la lecture d'un document traditionnel (langues lues de gauche à droite ou de droite à gauche).
Nous n'avons pas encore automatisé cette fonction.
Ce qui n'empêche pas, ce pendant, de lire les couples de cartes dans la présentation circulaire qui leur est actuellement donnée.

4 – Les couples de cartes de la théorie ORES sont proches de photographies

On peut d'abord se demander pourquoi le vocabulaire est dans l'espace, appelé espace ORES.
Simplement parce que nous sommes et vivons dans un espace à trois dimensions, plus la dimension temps (au moins) : les choses et les êtres observées par les hommes observateurs se placent à chaque instant à un endroit de l'espace physique.

Si un observateur décrit un observé, par exemple une salle à manger avec sa table, ses convives et les objets qu'elle contient, on peut imaginer qu'il peut placer une étiquette portant un mot, tel qu’il définisse chacune des personnes et chacun des objets présents dans la salle à manger.

Faisons alors disparaître ces divers éléments et conservons seulement les étiquettes.

Les mots sur les étiquettes sont donc disposés dans l'espace de la salle à manger, dans des directions précises: ils se trouvent en haut, en bas, à gauche, à droite, devant, derrière, en arrière plan, etc.…

Ces mots sont repérés par l'œil de l’observateur, mais dans des directions qui dépendent évidemment de la position qu'il a prise dans l'espace de la salle à manger. S’il change de place, les directions dans lesquelles il verrait les mots sur les étiquettes changeraient.

Par exemple, ce qui était à sa droite peut passer à gauche.
Commençons par comparer les couples de cartes d'évaluation à des photographies classiques.

Les couples de cartes d'évaluation présentent de fortes ressemblances avec des photographies prises avec un appareil de photographie classique.

Si l'observateur prend une photographie depuis différents endroits de la salle à manger, il obtient chaque fois une projection qui est sur un plan, à savoir le support de la photographie, et qui donne une vue en perspective des noms qu'il a portés sur les étiquettes qu'il affecte à son contenu. Mais, ceci depuis chacune de ses positions. Car il ne définit pas nécessairement les choses qu'il voit de la même façon selon la position qu'il adopte : il change de point de vue.
Il en est d'ailleurs de même en photographie : une personne prise de face n’est pas tout à fait la même que si elle prise de profil.

En résumé, seuls les mots portés sur les étiquettes, partiellement ou totalement différents selon le point de vue pris par l'observateur, sont donc pris en photo et ces mots ne se disposent pas au même endroit.
Si l'observateur se penche ou se met la tête en bas pour prendre sa photo, le haut, le bas, la gauche et la droite permutent.
S'il prend du recul, son champ de vision plus grand.
Si une partie de la pièce est dans le noir avec ses étiquettes, une photographie ordinaire ne rendrait pas compte de ce qui s'y trouve et qui, pourtant, y est bel et bien.

Par ailleurs, la photographie prise n'est évidemment pas la même selon la direction d'où vient la lumière naturelle ou électrique qui éclaire la pièce. Si c'est la lumière solaire qui éclaire la salle à manger, elle vient d'une direction fixe à un moment donné dans le temps : c'est alors seulement l'observateur qui se déplace par rapport à la lumière.

D'autre part, ce que l'observateur voit dans son champ visuel est sur et dans un cône, que l'on peut appeler son cône de vision. La photographie complète de ce qu'il voit lui-même en balayant ses yeux sans bouger sa tête s'inscrit donc dans un cercle. Les photographies sont le plus souvent tirées sur un cadre rectangulaire, mais n’oublions pas que l'objectif de l'appareil photographique est circulaire.

Enfin, comme nous l'avons dit, si une partie la salle à manger est dans le noir, le champ de vision dans lequel chaque observateur peut voir l'observé est réduit d'autant.
Cependant, le champ de vision propre à l'observé peut être réduit du seul fait de l'observateur (par exemple par une mèche de ses cheveux ou un foulard qui le gênerait et limiterait son propre champ de vision).

Un couple de cartes d'évaluation est ainsi semblable à une photographie des mots qui sont définis par l'observateur à l'intérieur de son cône de vision et jusqu'à son bord et qui décrivent, du point de vue qu'il a, les différents éléments de la salle à manger, mais à condition :
- que ces éléments de l'observé soient éclairés,
- qu'ils se trouvent dans le champ de vision plus ou moins réduit de l'observateur (comme avec un objectif photographique qui serait partiellement obturé).
Dans ce cas, ils sont conscients et réels pour l'observateur.
Sinon, ils sont inconscients et, par conséquent, irréels pour l'observateur.
Une réserve, cependant : l'observateur peut voir, dans son champ de vision éventuellement réduit, les parties de la salle à manger qui seraient dans le noir ou qui ne seraient pas éclairées, s'il les éclaire lui-même (par exemple avec un flash).

Ainsi, nous verrons qu’aux mots décrivant le réel ou l'irréel de la salle à manger, mais vus par l'observateur et de son point de vue, il faut associer des verbes retenus pour décrire la conscience et l'inconscience propre à l'observateur.
Les verbes indiquent en effet les opérations qu'effectue la conscience de l'observateur, lorsqu'il cherche à donner une définition à ces mots.

Il faut bien que la conscience de l'observateur fasse quelque chose pour prendre conscience de la salle à manger et en nommer les éléments constitutifs.

Un couple de cartes d'évaluation est ainsi formé de deux cartes superposées l'une à l'autre :
- une carte du réel et de l'irréel de la salle à manger, mais vue par l'observateur et dont nous avons décrit les composantes par des mots,
- une carte de la conscience et de l'inconscience de la salle à manger, mais vue par l'observateur et dont nous avons décrit les opérateurs par des verbes.

La conscience du réel et l'inconscience de l'irréel d’un observé ne sont pas les mêmes, selon le point de vue adopté par l'observateur et selon son propre champ de vision.
A chacun ses interprétations, ses jugements et le sens donné aux choses et aux êtres.


Les couples de cartes d'évaluation présentent aussi de fortes ressemblances avec des photographies qui seraient prises aux rayons X.

Remarquons en effet que, sur une photographie classique, un objet désigné au premier plan peut en cacher un autre en arrière plan.

Mais, si la photographie était une photographie prise aux rayons X, elle permettrait de voir ce qui se cache derrière le premier plan.

Ce qui est aussi le cas sur les couples de cartes.


La comparaison entre couples de cartes et photographies classiques ou aux rayons X s'arrête là.

En effet :

- sur chacun des couples de cartes des idéaux de l’observateur ou de l’observé, on peut voir le (ou les) premier plan et le (ou les) second plan, mais aussi le résultat du mélange des mots et des verbes qui sont au premier plan de l’observateur ou de l’observé avec les mots et les verbes qui sont en arrière plan de l’observateur ou de l’observé.

- sur chacun des couples de cartes d’évaluation (superposant successivement le couple de carte qui décrit l'idéal que l'observateur prend en référence pour évaluer son observé à chacun des couples de cartes décrivant les différents idéaux qui animent l'observé), on peut voir le (ou les) premier plan et le (ou les) second plan, mais aussi le résultat du mélange des mots et des verbes qui sont au(x) premier plan de l’observateur évaluant l’observé avec les mots et les verbes qui sont en arrière plan de l’observateur évaluant l’observé.

Dans les deux cas, le résultat est d'autres mots et verbes que les précédents.

Autrement dit, les premiers mots et verbes voilent les seconds et les transforment, ce dont rend compte le plan de projection.
Comment s'effectue cette transformation ?

Le mélange des mots et verbes correspond très exactement au mélange des couleurs de l'arc-en-ciel.

La principale découverte de la théorie ORES est en effet que les mots et verbes du vocabulaire sont des couleurs.
Les couleurs qui se mélangent donnant d'autres couleurs, les mots et verbes qui se superposent dans le champ visuel de l’observateur ou de l’observé s’auto évaluant ou encore dans le champ visuel de l’observateur évaluant l’observé, forment d'autres mots et verbes.

5 – Les interactions entre la conscience, l'inconscience, le réel et l'irréel de l'observateur et de l'observé.

Dans l'exemple précédent, nous avons vu que nous superposions :
- les verbes, qui représentent, par convention, les opérateurs de la conscience d'un observateur initial,
- aux mots qui définissent pour lui les objets et personnes de la salle à manger (l'observé vu par l'observateur).
Puis, nous avons indiqué que la conscience de l'observateur ou toute autre personne définissait les éléments constitutifs de la salle à manger en fonction de la position prise.

Cette explication, cependant, ne permet pas de distinguer clairement qu'il y a une conscience, un réel et, éventuellement une inconscience et un irréel d’une part propre à l'observateur et d'autre part propre à l'observé, qu’il soit individuel ou collectif.

Montrons le, en prennent d'abord l'exemple de deux personnes.

Chaque personne a sa conscience de ce qui est, pour elle, réel (dont la conscience qu'elle a d'elle-même et de ses différentes facettes, en tant que réel particulier).
Mais on peut admettre que cette même personne ait aussi une certaine inconscience de ce qui sera alors pour elle irréel (dont son inconscience d'elle-même pour des facettes d'elle-même alors irréelles pour elle).

Il y a donc une conscience, un réel et, éventuellement, une inconscience et un irréel pour chaque personne.
Les interactions entre deux personnes relèvent donc des interactions entre :
- la conscience, l'inconscience, le réel et l'irréel de l'une,
- la conscience, l'inconscience, le réel et l'irréel de l'autre.

Considérons alors des réels quelconques humains ou non, en interactions.

Nous avons admis que tous les réels avaient une conscience ou pré-conscience et, par conséquent, pouvaient avoir une inconscience et un irréel ou une pré-inconscience et un pré-irréel

Voir la discussion de cette question au tome 2


Les interactions ou les influences entre toutes les choses et tous les êtres se font :

- entre leurs consciences et leurs réels respectifs,

- entre leurs inconsciences et irréels éventuels.


En particulier, comme nous tenterons de le démontrer (voir "interactions" au tome 1 et tome 3),

les hommes observateurs de multiples observés ont une conscience ou une inconscience qui les relie en permanence

à la conscience ou l’inconscience, au réel et à l’irréel de tout observé, dont ceux des autres hommes.


6 – La description objective d'un observé

Dans l'exemple précédent, l'observateur désignait lui-même ce qu'il voyait dans la salle à manger et d'autres observateurs pouvaient y voir autre chose et autrement.

Qu'y a t'il, finalement, dans cette salle à manger ?

Qui est susceptible de décrire nos multiples observés objectivement ?

D'autant que nombre d'observés n'ont pas la parole !

La salle à manger, par exemple, ne parle pas elle-même : elle ne peut donc être décrite que par des hommes, au même titre que la plupart des observés individuels et collectifs non humains.

Mais les hommes sont susceptibles de décrire différemment la salle à manger.

Qui, parmi eux, est susceptible d’être objectif et donne une description objective du contenu de la salle à manger ?

Quelle est la description objective du réel et de la conscience d’un observé, ainsi que de son inconscience et de son irréel ?


La théorie ORES se propose de montrer :
- que cette description objective ou interprétation objective existe et qu'elle est unique,
- qu'elle est donnée par les hommes ayant l'une ou l'autre de deux orientations de conscience particulières et parfaitement définies,
- que cette interprétation objective est déformée qualitativement et quantitativement par les hommes ayant d'autres orientations de conscience,
- que cette déformation, à chaque niveau d'évolution des hommes, ne relève que de leurs orientations de conscience,
- que tous les hommes peuvent déterminer eux-mêmes et sans erreur possible l'orientation de conscience qui préside à leurs interprétations, au moment où ils évaluent,
- que le mot qui définit leur orientation de conscience est une couleur,
- que cette couleur est la couleur du filtre avec lequel ils interprètent toute chose,
- que cette couleur s'applique aux couleurs des mots qui décrivent objectivement l'observé,
- que la couleur du filtre de l'observateur se mélange alors aux couleurs des mots qui définissent objectivement l'observé,
- que les couleurs qui résultent de ce mélange sont les mots avec lesquels les observateurs interprètent ce qu'ils voient de l'observé.

Nous verrons ultérieurement comment se forment les jugements donnés par les observateurs, ainsi que les sens qu'ils attribuent aux mots définissant l'observé.


7– Du déterminisme à la liberté humaine

Si un système d'équations mathématiques définit les cônes de l'espace porteurs des mots et des verbes de l'observateur et un autre les cônes porteurs des mots et verbes de l'observé, est-ce à dire que tout est écrit et déterminé ?
Si c'est le cas, où est la liberté de l'homme ?
Tout est en effet déterminé, mais par un double système d'équation, ce qui donne toute liberté à l'observateur en termes d'interprétation, de jugement et de sens.

L'un relève de l'homme observateur et de la forme de son propre espace, lequel est susceptible de se placer à n'importe quel endroit de son espace, dans l’une des orientations de conscience qu’il a ou adopte. Il montre où se placent les mots et les verbes qui décrivent objectivement l'homme et sa conscience, son inconscience et son irréel.

L'autre montre où se placent les mots et les verbes décrivant objectivement l'observé, dans son propre espace ORES, à savoir l'un des multiples réels individuels ou collectifs et sa conscience, son inconscience et son irréel, sur lesquels les hommes se penchent.

L'évaluation que fait l'homme et les évolutions qu'il imagine dépendent alors de l'orientation de conscience qu'il a ou qu'il adopte lors de son évaluation. Telle est sa responsabilité première.
Autrement dit, l'évaluation de l'observateur dépend de son angle de vision et de la position qu'il a prise dans son espace ORES, d’où son prisme éventuellement déformant, et, bien entendu, de la facette, partis pris ou résultats de son observé qu’il est en train d’évaluer, lequel se trouve alors nécessairement dans son propre espace ORES et dans sa partie éclairée, sinon il n’en aurait pas conscience.

L'homme applique le système d'équation qui représente son langage au système d'équation représentant le langage de l'observé.

N.B.

L'évaluation dépend aussi de la direction d'où vient la lumière qui éclaire chacun des deux espaces.

La direction de la lumière est fixe et la même dans l'espace de l'observateur et dans celui de l'observé, mais l’importance de son halo varie.

Mais :
- il y a la direction de la lumière telle qu'elle est vue d’une depuis le point de vision de l'observateur.
- il y a la direction de la lumière qui éclaire les différentes facettes, partis pris ou résultats de l’observé que l’observateur vient voir.


8 – Des vérités subjectives à la vérité objective au travers du langage humain

La vérité est souvent un sujet qui fâche.
Les jeux de la vérité se terminent souvent mal.
Toute vérité ne serait-elle pas bonne à dire ? Surtout à ceux qui ne veulent pas l'entendre ?

a) A chacun sa vérité

D'abord, chacun a sa vérité et cette vérité est rarement celle des autres, même si elle peut changer au fil des jours ou des années.
Ensuite, chacun y tient, en attendant d'en changer.
Nous n'avons pas tous les mêmes visions de nous-mêmes et du monde. Loin de là !
Nous faisons rarement les mêmes évaluations qualitatives et quantitatives d'un même observé.

Selon la théorie ORES, nos évaluations ou auto évaluations dépendent de notre orientation de conscience et, bien entendu, de notre niveau d'évolution, c'est à dire du point où nous nous situons dans l'espace (direction, recul) où nous rencontrons deux langages :
- celui que nous utilisons pour évaluer, qui est notre langage de référence et qui se place dans notre espace ORES, selon notre orientation,
- celui du réel et de sa conscience de l’observé, ainsi que de son inconscience et irréel, que nous observons ou sur lequel nous intervenons, et qui se place dans son propre espace ORES, selon ses différentes orientations ou sens qui y sont à l’œuvre et l’animent.

Notre langage de référence représente notre idéal actuel, au moment :même où nous évaluons.


Nous appliquons ce langage de référence au langage décrivant le réel et sa conscience de l’observé, ainsi que son inconscience et son irréel éventuels.

Ces deux langages se mélangent, selon la loi des couleurs que propose la théorie ORES, donnant nos interprétations, nos jugements et les sens que nous attribuons aux mots et verbes qui décrivent le réel et la conscience de l’observé, mais aussi son inconscience et son irréel.

Pour autant que nous voyions l’observé, c’est à dire ses différents idéaux (ses différentes facettes ou partis pris) et les résultats moindres que leur présence simultanée détermine. Autrement dit, que nous puissions les éclairer nous-mêmes.

En résumé, il y a autant de points de vue possibles, tant pour l'observateur que pour l'observé, qu'il y a de points dans leur espace respectif à trois dimensions, en expansion ou en récession.

Comme il y a, par ailleurs, une infinité d’observés de niveaux d’évolution distincts et faisant eux-mêmes l'objet de confrontations de points de vue différents, l'évaluation par les hommes d'un même observé relève d'une double infinité de cas.

Il y a donc beaucoup de vérités subjectives.

Où est la vérité objective ?

La théorie ORES se propose de montrer :

- quelles sont les deux orientations de conscience de l'homme l'assurant d'une interprétation objective des observés, dont de lui-même,

- qu'une vérité à la fois objective, positive et idéale existe, mais dans une seulement de ces deux orientations.

Cette dernière vérité présente la caractéristique de réunir en une seule toutes les autres vérités subjectives idéales, le plus souvent partielles et d’être porteuse de toutes les valeurs positives, mais dans leurs définitions intrinsèques.

Quant à l'autre vérité, dite objective et lucide :
- qui se trouve dans l'autre orientation de conscience, diamétralement opposée dans l’espace,
- qui est objective et complète dans ses interprétations, comme la première,
elle provient d'elle.

La première, complète, objective et positive donne sa lumière à la seconde.

La seconde, complète, objective, mais seulement lucide, la reçoit de la première.

De plus, la première donne aux valeurs positives des champs d’application qui ne correspondent pas du tout à leurs définitions intrinsèques


b) Les vérités cachées

Certaines de nos vérités sont intérieures.
Le discours correspondant est un discours intérieur.

Mais, nous cachons plus ou moins ces vérités intérieures : nous ne les montrons pas ou rarement aux autres, à l'extérieur, telles quelles sont.

Nous dissimulons ou mentons : nos discours intérieurs sont différents des discours que nous tenons à l'extérieur, pourtant à propos de ce que nous pensons en notre for intérieur.

Le discours est alors un discours d'apparence.

Mais nous avons aussi des discours directement destinés à l'extérieur, de façon à être identifiés ou à ce qu'ils soient identifiés.

Le discours est alors un discours identitaire, affiché à l'extérieur, qui n'est pas toujours le même, non plus, que le discours intérieur !

Enfin, chacun des trois discours précédemment définis présente le plus souvent des variantes, exprimant :
- ce que nous désirons ou connaissons ou instruisons (indépendamment l'un de l'autre, les deux ou les trois à la fois),
- ou encore, par exemple, ce qui nous est ou serait utile ou ce que nous intégrons ou encore quelle est notre intention (toujours indépendamment l'un de l'autre, les deux ou les trois à la fois).



Quand nous montrons-nous tel que nous sommes ?

Quand montrons-nous à l'extérieur ce que sont, pour nous, selon notre propre interprétation ou notre jugement, les choses et les êtres tels qu’ils sont, sans avoir recours à une dissimulation ou un affichage extérieur différent et distinctif ?

Dans quel cas le discours intérieur n’est t’il pas caché et identique au discours identitaire ?

Quand est-on transparent et authentique ?

La réponse est :
quand notre vision idéale est-elle à la fois positive et objective, c’est à dire dans une seule orientation de conscience, parmi des milliers possibles.

9 – Une question de lumière

La théorie ORES propose:
- que les mots et verbes qui décrivent la conscience du réel d’un observateur ou d’un observé soient ceux qui sont en pleine lumière dans leur espace ORES,
- que les mots et verbes qui sont dans la partie obscure de cet espace en décrivent l'inconscience et l'irréel.

Cette assertion vaut donc pour l'homme en tant que l'un des réels ayant conscience, mais pouvant aussi ne pas avoir conscience de son inconscience et son irréel.
Elle vaut aussi pour tout observé par l'homme à savoir tout réel et irréel individuel ou collectif, humain ou non humain, avec sa conscience et son inconscience individuelle ou collective.

L'homme a ainsi sa propre lumière. Elle éclaire son espace : il est alors conscient de son réel.

Les observés individuels ou collectifs ont leur propre lumière, dans leurs espaces respectifs : ils sont alors conscients de leurs réels. Dans l'obscurité, l'homme et ses observés sont inconscients et irréels.

Mais l'homme ne peut voir ses observés que dans la lumière qui éclaire son propre espace.
Il y voit alors :
- des parties réelles et conscientes de chaque observé, qui sont alors des parties qui sont aussi éclairées dans l'espace de l'observé,
- des parties irréelles et inconscientes, qui sont plongées dans l'obscurité de l'espace de l'observé (que l'homme éclaire lui-même, complètement ou partiellement).



Mais, si le champ de vision éclairé de l'homme est réduit, l'homme n'éclaire lui-même qu'une part du réel et de la conscience de l'observé et qu'une part de l'irréel et de l'inconscience de l'observé.
Auquel cas l'homme est inconscient de ces parts de l'observé, pourtant réelles et conscientes ou irréelles et inconscientes pour cet observé.

Que voudrons nous mettre en lumière?

Adopterons nous le point de vue qui permettrait d'être en pleine lumière et du coté positif



10 – Les enseignements des philosophies, des grandes traditions et religions

Le langage humain a évidemment permis aux philosophes et aux religions d'exprimer leurs points de vue, notamment sur le sens de la vie et de la mort.
La théorie ORES semble en rendre compte.

Nous n'avons pas sérieusement travaillé les différentes philosophies et situé leurs discours sur les couples de cartes qui décriraient leurs idéaux respectifs.
Nous pensons cependant qu'il est possible de retrouver leurs propos et de trouver l’orientation de conscience qui y a présidé.
Cette recherche, très intéressante, reste à faire.

Quant aux discours tenus par les grandes traditions et religions, nous avons tente d'en relever certains, directement sur le couple de cartes positives, sensé donner le meilleur idéal.
La question est, là encore, bien délicate.
S'il y a une vérité unique, objective et positive, en matière de religion et que cette vérité est écrite sur ce couple de cartes, que prétend-elle ?
Autrement dit, qu'elle est la "véritable" religion et que nous enseigne-t-elle ?
Voilà de quoi réactiver les guerres de religions passées et actuelles !
Ce qui n'est pas notre intention.

En élaborant le couple de cartes positives, valable pour l’observateur et l’observé :
- dont toutes les autres couples de cartes dépendent, à savoir les couples de cartes des autres idéaux et les couples de cartes d'évaluation,
- qui décrit l'espace ORES de l’observateur et de l’observé et la répartition du vocabulaire dans leur espace respectif,
- qui définit la lumière qui éclaire chaque espace et permet de visualiser le vocabulaire éclairé ainsi que celui qui est dans l'obscurité,
- qui permet de former les différents discours idéaux qui correspondent à chaque point de vision,
nous nous sommes souvent interrogés sur la teneur du discours unique, positif et, a priori, objectif que nous y figurions.

En effet, les mots et verbes que nous avons disposés sont les nôtres et relèvent probablement de notre culture principalement judéo-chrétienne.
Comment prouver que ces mots et verbes-là, à partir desquels on est sensé former un discours donnant la Vérité, sont les bons ?
Si nous étions dans une culture animiste, aurions nous déterminé les mêmes mots fondateurs ?
L'enjeu est évidemment considérable, au moins au plan spirituel.

Le lecteur sera donc particulièrement attentif lorsque nous tenterons de démontrer que les mots et verbes placés sur le couple de cartes positives nous semblent bien être ceux-là et pas d'autres.

Rappelons que nous n'avons placé qu'une partie des mots et verbes de la langue française, certes suffisants pour traiter sommairement, mais fondamentalement, de quelques questions théologiques.

Nous pensons que chacun peut ré-étatblir ce couple de cartes à l'identique en appliquant un seul principe, le principe de trinité, à savoir trois personnes en une.


La référence à la théologie chrétienne est alors évidente.
Elle se prolonge.
On peut notamment lire sur le couple de cartes positives les mots et phrases suivantes :
- Dieu et le diable, qui sont en opposition et diamétralement opposés,
- le sauveur, qui sauve les péchés du monde,
- les sept péchés capitaux,
- la lumière blanche et l'immaculée conception,
- la consécration, définie comme l'élévation de la coupe de sang,
- le corps et le sang, qui forment l'unité du père et du fils,
- la conversion (du diable) ou la modification de l'unité.
Est-ce l'unité du Saint-Esprit ?

Mais, nous avons aussi disposé, sur ce même couple de cartes positives :
- le mot agrégé "incarnation, entre les mots élémentaires temps et vie, l'incarnation étant alors le temps de la vie ou encore la chair de l'enfant,
- le mot agrégé "ré-incarnation", entre les mots élémentaires ordre et vie, la ré-incarnation étant alors l'ordre de la vie ou encore la chair des enfantements successifs.
Le mot "incarnation" se justifie lui-même par le mot "remontée".
Le mot "remontée" se trouve en effet entre les mots élémentaires voyage et temps (la remontée est un voyage dans le temps) et juste avant du mot "incarnation", qui est, lui, entre temps et vie (l'incarnation est le temps de vie)
L'enchaînement des deux mots agrégés "remontée" et "incarnation", qui se trouvent tous les deux entre les mots élémentaires voyage et vie, se lit alors "remontée des incarnations".
La remontée des incarnations n'est-elle pas l'antériorité ?
On peut donc lire, entre les mots élémentaires voyage et vie : "voyage dans les vies antérieures".
Auquel cas, la référence est plutôt bouddhiste, du moins dans l'actualité des conceptions chrétiennes.
La ré-incarnation existe-elle ?
Est une vérité pour chacun de nous et des êtres vivants, eux-mêmes issus de la matière ?
Telle est une de nos interrogations. Qu'en pensez-vous vous-même ? Le lecteur en pensera évidemment ce qu'il veut.
En tous cas, nous ne souhaitons provoquer personne dans ses intimes convictions.
A chacun sa philosophie, sa religion ou son athéisme.
A chacun ses valeurs et sa croyance et personne n'est tenu d'en changer.
Sauf s’il en a le désir.
Auquel cas, la recherche de nos orientations de conscience et des points de vue qui en résultent, sur nous-mêmes et sur nos observés, devient particulièrement intéressante.
Nous avons simplement été interpellés par les mots agrégés que nous avons pu définir à partir des mots élémentaires que nous avons initialement disposés sur le couple de cartes positives, puis par les discours que leurs enchaînements permettent de former. Ces discours devraient décrire une conscience objective et positive et un réel objectif et positif.

Mais le terme "positif" est un jugement de valeur. Se justifie t'il ?
C'est là une des confirmations intéressantes de la pertinence possible du vocabulaire disposé sur le couple de cartes positives.
On peut en effet y lire un système de valeur, c'est à dire un ensemble de valeurs liées les unes aux autres.

Cette lecture des valeurs s'effectue simplement en trouvant le mot qui est figure sur le couple de cartes positives entre le mot "valeur" et chacun des mots qui définissent les autres composantes élémentaires du réel (figurées sur les rayons du couple de cartes positives).

Or, ces valeurs sont celles qui sont traditionnellement reconnues comme des valeurs positives ou valeurs du bien.
Par exemple, on trouve les valeurs "le bien", "le bon " et "le meilleur" disposées de la façon suivante :
- la valeur " le bien" est entre les mots valeur et propriété, le bien étant alors défini comme la valeur de la propriété,
- la valeur "le bon" est entre les mots valeur et action, le bon étant alors défini comme la valeur de la bonne action,
- la valeur "le meilleur" est entre les mots valeur est évolution, le meilleur étant alors la valeur de l'évolution.

Une première validation de ces définitions du bien, du bon et du meilleur, provient des enchaînements de mots suivants.
Entre valeur et propriété, admettons qu'il y ait le mot agrégé bien.
Entre propriété et action, admettons qu'il y ait le mot agrégé acquisition : il y a acquisition, s'il y a propriété de l'action.
Dans ces conditions, on a l'enchaînement des mots suivants entre valeur et action :
- bien, entre valeur et propriété,
- acquisition, entre propriété et action
La valeur de l'action est alors un bien acquis.
Un bien acquis n'est-il pas une bonne action ? Mal acquis ne profite jamais, dit le proverbe.
Le mot "bon", entre valeur et action, est ainsi justifié une première fois.

Poursuivons, pour trouver une première validation du mot agrégé "le meilleur", entre valeur et évolution.
On a :
- le bon, entre valeur et évolution,
- la qualité, entre action et évolution, la qualité étant alors une évolution de l'action.
Dans ces conditions, on obtient, entre les mots valeur et évolution, l'enchaînement suivant : une bonne qualité qui évolue"
Une bonne qualité qui évolue est la meilleure évolution (la valeur de l'évolution est la valeur de la meilleure évolution).
Le mot "le meilleur", entre valeur et évolution, est ainsi justifié une première fois.

Nous avons appelé les multiples enchaînements que l'on faire avec les mots élémentaires ou agrégés des continuums.
Or, il y a des centaines de continuums possibles entre les seuls mots élémentaires valeur et évolution.
Autant de façon de valider les définitions données ci-dessus aux mots agrégés "le bien, le bon et le meilleur".
Enfin, la lecture du couple de cartes positives donne l'explication de la formation des valeurs négatives ou encore valeurs du mal, à partir des seules valeurs positives ou valeurs du bien. C'est probablement là une réponse à une question si souvent posée. Comment Dieu, s'il existe et nous aime d'un amour infini et éternel, peut-il laisser tant de drames et de malheurs se développer sur Terre ?

11) Lorsque science et spiritualité se rejoignent

Que l'on retrouve des enseignements chrétiens en lisant certains des continuums du couple de cartes positives n'est finalement pas si étonnant que cela !
En effet, nous avons dit qu’il a été établi à partir du principe de la trinité : trois personnes en une.
Ce qui correspond, dans la pratique de l'élaboration du couple de cartes positives, à considérer, par exemple, qu'un sujet quelconque, à savoir un mot élémentaire, en rapport avec un objet quelconque, à savoir un autre mot élémentaire, produit un projet, c'est à dire un troisième mot élémentaire. Tout projet résulte donc du rapport entre son sujet et son objet.
Les trois mots ou composantes élémentaires du réel en question se figurent alors en plan sur les trois branches d'un trièdre (trois branches issus d'un même point faisant des angles de 120° entre elles).
On trouve ainsi sur le couple de cartes positives une multitude de trièdres et chaque trièdre exprime le principe ternaire (voir les multiples "trièdres" du couple de cartes positives qui traduisent cette ternarité).

Pour notre part, l'argument décisif en faveur de la théorie ORES, dont le couple de cartes positives est l'expression même, est le suivant.
On lit sur ce couple de cartes, comme on l'a déjà indiqué : " les mots du vocabulaire se composent entre eux comme les couleurs de l'arc-en-ciel sur le cercle chromatique" (le cercle chromatique présente les couleurs de l'arc-en-ciel disposées autour et à l'intérieur d'un cercle).
On y trouve les trois couleurs fondamentales : en haut, la couleur jaune, en bas à gauche la couleur rouge et en bas à droite la couleur bleue.
Les autres couleurs sont composées à partir de ces trois couleurs fondamentales.
Par exemple, l'orange entre le jaune et le rouge.
D'autre part, chacun sait, depuis Newton, qu'en faisant tourner le disque des couleurs de l'arc-en-ciel, on retrouve la lumière blanche.
C'est aussi ce qu'on peut lire sur le couple de cartes positives.

Dans ces conditions, un observateur doit, pour donner son interprétation d'un observé, faire tourner les mots et verbes de son couple de cartes (celui qui correspond à son orientation de conscience et définit son idéal de référence), de façon à prendre conscience, en les passant en revue, des composantes et opérateurs disposés sur les différents couples de cartes définissant l'observé.

Si son orientation de conscience est celle du couple de cartes positives (ou du couple de cartes lucides, directement opposé dans l'espace au couple de cartes positives), chacun des mots et verbes est une couleur du cercle chromatique, auquel cas, pour interpréter un observé et le voir tel qu’il est ou croit qu’il est, il en fait le tour, mais forme alors un filtre blanc au travers duquel il peut voir les couleurs portées sur les différents couples de cartes de l'observé telles qu'elles sont, sans les colorer : il voit donc les mots et verbes décrivant un observé tels qu'ils sont : ses interprétations sont alors exactes.

Reprenons notre raisonnement.
En prenant les trois couleurs fondamentales du cercle chromatique, à savoir le jaune, le rouge et le bleu (formant une trilogie qui évoque la trinité), on sait que l'on peut former toutes les autres couleurs du cercle chromatique, plus des couleurs dites négatives par les coloristes, quand on mélange deux couleurs d'un quelconque des diamètres du cercle (les couleurs complémentaires, diamétralement opposées).
En faisant tourner ce disque de couleurs, on sait qu'on reconstitue la lumière blanche.
Or, les mots et verbes du couple de cartes positives n'ont été disposés, lors de son établissement, qu'en fonction du principe des trièdres et de la règle de composition entre deux couleurs (par exemple, entre la couleur jaune et rouge, puis la couleur rouge et bleue et enfin la couleur bleue et jaune, etc.…. Il est donc « normal » qu'on retrouve sur le couple de cartes positives un discours qui indique que les mots et verbes du vocabulaire se composent entre eux comme les couleurs du cercle chromatique.
Mais, on trouve aussi, comme discours, qu'en faisant tourner les couleurs du disque, on obtient la lumière blanche.
Si cette dernière assertion n'est pas contestable, pour des raisons scientifiques, alors la précédente ne l'est pas non plus.
Elles dérivent en effet l'une de l'autre et se justifient par des continuums évidents.

La vérité à la fois objective et positive serait ainsi donnée à ceux dont la conscience se met en pleine lumière, du côté d'où elle entre dans leur espace (et non du côté opposé qui la reçoit et qui est le côté de la vérité objective et lucide).

C'est ce que disait le Lama Guendune RINPOCHE, que l'auteur a un jour écouté, sans d'ailleurs trouver sur le moment qu'il y avait quoi que ce soit d'extraordinaire au secret que ce Lama disait confier aux personnes venues lui rendre visite.

"Un jour, en méditant, ce que je voyais était tellement beau et merveilleux que je me suis dit que ce n'était pas ma conscience qui pouvait créer une telle œuvre. J'ai alors eu l'idée de retourner mes yeux en arrière et j'ai vu une grande lumière blanche".
Puis sa proposition reçue a fait son chemin. La théorie ORES allait se bâtir. Merci pour ce merveilleux cadeau.

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