dimanche 1 janvier 2012

La théorie ORES et ses méthodes, chap I

I- Préalable

0 - Objet du préalable

Présenter une théorie sur la conscience et l’inconscience du réel et de l'irréel et soutenir une thèse en la matière relève probablement d'une certaine inconscience !

Lorsque j'ai pressenti Emmanuel de la Taille sur les avancées de la théorie telle qu'elle se présentait il y a six ans, il m'a exprimé de vives réticences : "j'ai rencontré deux milles personnes qui croyaient avoir trouvé la clef universelle !"

Il n'est pas le seul à avoir montré quelque méfiance, surtout lorsque la théorie était en cours d'élaboration.

Mon ami Gaël ANDREWS dit à propos de sa discipline, la maîtrise de la voix parlée et chantée : "Surtout ne me croyez pas, expérimentez".

Nous allons plus loin : pour le sujet qui est le nôtre, mais aussi celui de chacun, un doute scientifique est requis et nous semble parfaitement légitime.

Cependant cet ouvrage n’est qu’informatif et il serait dommage que le lecteur poursuive sa lecture en conservant des doutes qui pourraient être levés.

C'est l'objet de ce préalable qui sera repris au début du Tome 1 "La théorie ORES en quelques mots et quelques images", sous la forme d'un avertissement aux lecteurs.

1 - Liberté, indépendance et autonomie

La liberté est et reste totale. Il n'y a pas qu'un modèle d'évaluation et d'évolution, mais des milliers. Il y a cependant des modèles meilleurs que d'autres et un qui est parfait, individuellement et collectivement.

Mais vous aurez peut-être une opinion différente. Autrement dit, à chacun son point de vue et son regard, son système de valeur propre, et personne n'a l'obligation d'en changer.

Certes, nous invitons ceux qui le souhaitent à faire une sorte de bilan de conscience particulièrement dynamique.

Ils pourront alors se rendre compte, mais par eux-mêmes et s'ils le veulent bien, dans quelle mesure leur système de valeurs influence la lecture qu’ils ont des multiples réels et irréels, ainsi que de leurs consciences et inconsciences, auxquels, bien souvent, ils sont confrontés.

Confrontés, car ces diverses réalités sont porteuses de valeurs qui leur conviennent plus ou moins.

Il en résulte une double infinité de cas et d'interactions possibles, notamment :

- entre la conscience des hommes… et ces hommes eux-mêmes, en tant que réels individuels et particuliers, lorsqu'ils s'auto évaluent,

- entre la conscience qu’ont les hommes… des autres hommes et de leurs consciences, lorsqu'ils les évaluent

- entre la conscience qu’ont les hommes… des multiples réels individuels et collectifs ou du réel général et de leurs consciences respectives,

sachant que chaque conscience et chaque réel individuel, collectif ou général, dont l'homme lui-même, peuvent s'orienter ou être orienté dans une infinité de direction (autant de directions que dans un espace à trois dimensions).

Sans oublier les interactions dues à leurs inconsciences et à leurs irréels respectifs.

La théorie et les multiples modèles d'évaluation et d'évolution qui en découlent semblent en rendent compte.

Autrement dit, il est proposé à chacun de nous d'adopter différents points de vue et de changer son regard, de façon :

- à s'auto évaluer ou à évaluer les divers réels et irréels, avec leurs consciences et inconsciences, dont les autres hommes, sous des angles de vue variés et peut-être nouveaux,

- à trouver des moyens habiles en vue de remédier aux difficultés individuelles et collectives qu'ils présentent le plus souvent à nos yeux.

Mais chacun reste responsable de sa démarche, en toute liberté, autonomie et indépendance. A chacun son orientation de conscience.

2 - Une secte ?

Nous abordons des sujets comme la morale, la religion, la mort, la spiritualité, la philosophie, l'objectivité, ainsi que deux thèmes reconnus comme particulièrement délicats : la vérité et les valeurs du bien et du mal.

Pour autant, nous ne sommes pas une secte.

Nous invitons ceux qui le désireraient à aller "voir" de plus près les concepts et les présupposés, au-delà de ce préalable : c'est d'autant plus aisé que la théorie est écrite, au moins partiellement, sur un couple de deux cartes, dit couple de cartes positives et que les modèles d'évaluation et d'évolution sont visuels.

Ces deux cartes du vocabulaire positif sont circulaires et superposées l'une à l'autre.

Les mots définissant
les composantes du réel positif :

- sont sur les rayons
des deux cercles,

- sont les mêmes
sur chacun d'eux,

- sont aussi les mêmes
sur chacun des secteurs
qu'ils y découpent deux à deux

Les verbes définissant
les opérateurs élémentaires
de la conscience positive
se superposent aux mots définissant
les composantes du réel positif

Il en est de même pour leurs consciences positives (sous cartes positives de la conscience positive sur les arcs de cercles entre deux rayons).

Le couple de cartes positives élaboré présente un vocabulaire permettant de former un langage que nous avons qualifié de positif. Nous serons amenés à justifier du qualificatif "positif" largement utilisé ci-dessus : c'est en effet un jugement de valeur.

Il suffit d'enchaîner les mots (retenus pour décrire le réel) ou les verbes (retenus pour décrire la conscience) de façon à former des phrases, soit sur le réel, soit sur la conscience.

Si on associe les mots en correspondance avec les verbes et qu'on enchaîne le tout, on obtient un discours sur la conscience du réel.

Mais il n’y a pas que des couples de cartes positives : tous les réels et leurs consciences ne sont pas positifs, quand bien même seraient-ils envisagés de façon positive.

La théorie ORES, qui relève de la seule lecture du couple de cartes positives élaboré, montre :

- que les autres couples de cartes et leur vocabulaire s’établissent à partir du seul vocabulaire du couple de cartes positives,

- que l'évaluation par l'homme d’un réel individuel, collectif ou du réel général, avec leurs consciences respectives, relève de la superposition

de deux couples de cartes, à savoir le couple de cartes relatif à la conscience que l'homme (l'observateur) a d'un réel au moment même il l’évalue et les différents couples de cartes relatifs à ce réel et à sa conscience (l'observé).

On obtient :

- des auto-évaluations en superposant entre eux les différents couples de cartes de l’homme (qui décrivent les idéaux qui l'animent ou l'ont animé),

- des évaluations en superposant les différents couples de cartes de l’homme aux différents couples de cartes relatifs aux multiples réels individuels ou collectifs et à leurs consciences, dont le réel général et sa conscience générale.

Mais ces auto-évaluations ou évaluations sont faites par les hommes selon leurs consciences et compte tenu de leurs éventuelles mais fréquentes inconsciences :

- soit d'eux-mêmes (auto-évaluation) ou d'autres hommes, en tant que réels et irréels,

- soit du réel individuel ou collectif et du réel général, mais aussi de leurs irréels,

ainsi que de leurs propres consciences et inconsciences respectives.

On peut ainsi voir et lire sur les couples de cartes superposés, à l’intérieur des cercles ou des courbes qui y sont tracés, le vocabulaire qui résulte de ces superpositions et former avec ce vocabulaire plusieurs discours, le plus souvent de teneurs différentes, fournissant :

- d'une part, les auto évaluations et les évaluations qualitatives que font des hommes, à savoir leurs interprétations, leurs jugements et les sens qu'ils donnent aux mots,

- d'autre part, leurs auto évaluations et évaluations quantitatives au travers des niveaux d'évolution qu’ils y relèvent.

Ces discours sont soit des discours intérieurs et cachés, soit des discours identitaires, soit des discours d’apparence, avec leurs variantes.

Ils rendent compte de leurs multiples regards et points de vue sur chaque réel et sa conscience, mais aussi sur ce que les hommes considèrent comme irréel et inconscient.

L'évaluation par l'homme de tout réel et de sa conscience, de son inconscience et de son irréel, à ses différents niveaux d'évolution, est l'objet des modèles ORES d'évaluation et d'évolution.

Les modèles ORES sont donc à considérer comme le modèle général des multiples modèles d'évaluation et d'évolution.

Les évaluations et les évolutions restrospectives et prospectives de chaque réel, dont l'homme, selon les diverses orientations qui les animent et respectivement et contribuent à les constituer, ainsi que les niveaux successifs atteints par sa conscience, se visualisent directement dans un espace à trois dimensions, sans les éventuelles déformations dues à la subjectivité de l'homme qui s'évalue ou évalue un observé autre que lui.

Cet espace, qui est « objectif », est appelé espace ORES.

Il y a un espace ORES objectif pour chaque homme et un espace ORES objectif pour chacun de ses observés.

L'espace ORES varie évidemment selon le niveau d'évolution atteint, soit par l'homme, soit par ses observés.

On peut donner une représentation graphique, géométrique et mathématique de chaque espace ORES.

En effet, tant pour l'observateur qui est toujours un homme que pour ses observés :

- l'espace ORES est structuré et orienté dans une grande boîte compartimentée en huit petites boîtes, appelée boîte de Pandore.

- l'espace ORES lui-même résulte de la rotation de chacune de ces huit petites boîtes autour de sa grande diagonale, appelée orientation.

Les évolutions et leurs niveaux, ainsi que les différentes orientations prises par un observateur ou un observé, peuvent être évaluées et objectivement et globalement dans leur propre boîte de Pandore, d'un seul et premier coup d'œil.

Les différents idéaux qui animent soit un observateur, soit un observé sont définis et évalués objectivement par la simple lecture du vocabulaire contenu dans chaque petite boîte de l’espace ORES, depuis son propre point de vision, en particulier sur un plan de projection, là où se forme son couple de cartes.

Mais les différents observateurs ou évaluateurs, souvent empreints de subjectivité, ne font pas souvent des évaluations objectives de chacun de ces espaces objectifs, dont le leur.

L'espace ORES objectif est en grande partie explicité par un diaporama au tome 3, ainsi que par deux petits films.

Enfin, Olivier Py a réalisé la maquette d'un logiciel en cours de développement qui permettra à chacun de pratiquer seul, professionnellement ou personnellement.

Ce logiciel sera plus facile à utiliser qu'un simple traitement de texte et donne :

- à voir les différents couples de cartes avec leur vocabulaire,

- à lire les discours qu'elles permettent de former.

Ce logiciel est cependant à développer : son vocabulaire mériterait d'être mis à jour et complété

Chacun pourra donc, à terme :

- utiliser la boîte de Pandore et l'espace ORES d’un homme ou d’un de ses observés, les textes objectifs figurant sur les couples de cartes (représentant les différents idéaux individuels ou collectifs), les textes le plus souvent subjectifs figurant sur les couples de cartes superposées (couples de cartes d'évaluation) donnant les visions déformées qu'en ont les hommes,

- obtenir ainsi des traductions concrètes de la conscience du réel et de l'inconscience de l'irréel, dans chacune des orientations de conscience qu'il voudra adopter ou tester, dont sur les questions très générales évoquées ci-dessus,

Nous espérons que ces différents éléments seront un jour directement accessibles sur Internet, sur des sites dédiés à des applications.

Un portail informatique en montre une application partielle, avec deux tests en ligne, aux questions très actuelles d'environnement et de développement durable.

Vous pouvez le consulter.

L'adresse est la suivante : enviro2b.com (voir sous la rubrique Outils : Evaluer votre développement durable).

En attendant cette automatisation et l'intégration d'un plus grand nombre de mots de la langue française, ainsi que leurs traductions, chacun peut dors et déjà utiliser les couples de cartes établis et, par ailleurs, pratiquer les méthodes ORES (directement issues de la lecture du couple de cartes positives).

Une secte agirait-elle de la sorte ?

3 - La complexité et la pratique

Le monde est complexe.

Pourtant la théorie, l’espace ORES et les modèles ORES d’évaluation et d'évolution sont simples.

La complexité ne serait-elle qu'apparente ?

Aurions-nous mis en évidence une unité dans la diversité et la complexité ?

Nous le pensons ou nous l'imaginons.

Il se pourrait alors que les choses soient plus simples, fondamentalement, qu'il n'y paraît, si nous ne les compliquions ou ne les déformions souvent nous-mêmes.

Nous croyons, par ailleurs, avoir décrit le mouvement fondamental holographique auquel le fameux physicien Richard BOHM s'est intéressé.

Aurions-nous "explicité l'implicite", l'ordre "replié et déplié", dont Ken Wilber rendait compte dans l'un de ses ouvrages déjà ancien "Le paradigme holographique" ?

En tous cas, la pratique et les applications des modèles d'évaluation et d'évolution ORES, au travers des méthodes ORES, sont déjà à la portée de tous et seront facilitées par l'accès au logiciel évoqué ci-dessus

4 - Le subjectif et l'objectif, le qualitatif et le quantitatif

Les scientifiques et les gestionnaires sont parfois partisans de la seule objectivité.

Les littéraires, psychologues, psychanalystes se concentrent naturellement sur nos perceptions subjectives, intuitives, voire extrasensorielles.

Objectivité et subjectivité co-existent pourtant, de facto, dans nos vies et probablement dans les leurs.

Il est vrai qu’elles ne font pas toujours bon ménage.

Nous pensons que la théorie ORES permet de réunir objectivité et subjectivité par une démarche rationnelle, à la fois qualitative et quantitative.

5 - Limites et développements

Les couples de cartes élaborés et la version actuelle du logiciel ORES permettent de couvrir le champ de nombreux réels particuliers et de leurs consciences, mais de façon globale, sans permettre d'entrer dans le détail le plus fin, ce qui sera évidemment souhaitable pour certaines applications.

Nous avons signalé que le couple de cartes positives pouvait servir à décrire, outre la conscience positive et l'homme lui-même en tant que réel positif, le réel général et positif et sa propre conscience générale.

Vous en trouverez une version au tome 1.

Ce couple de carte particulier est circulaire. Sur chacun de ses rayons, issus de son centre, on trouve les mots qui définissent les composantes élémentaires principales du réel général et les verbes qui définissent les opérateurs élémentaires correspondants de sa conscience.

Entre deux quelconques des composantes élémentaires de la carte du réel positif définis par ses rayons, on a ainsi une multitude de zones qui sont elles-mêmes définies par des mots (qui ont été portés sur le pourtour de son cercle, sur un arc).

Elles se succèdent et se chevauchent les unes les autres, de la même façon que l'on peut découper des tranches plus ou moins larges dans un gâteau rond.

Il en est de même entre deux opérateurs quelconques, sur chaque secteur de la carte de la conscience.

Chacune de ces zones est à nommer, ainsi que chacun de ces secteurs.

Nous avons commencé ce travail, qui est loin d'être terminé.

En effet, les mots qui définissent les zones et les verbes qui définissent les secteurs successifs doivent s'enchaîner, quel que soit le découpage retenu, de façon à former un discours intelligible et constructif.

Compte tenu de la décomposition actuelle, il faudrait pouvoir porter sur le couple de cartes positives plus de la moitié du vocabulaire actuel de la langue française.

Notons, au passage, qu'il n’y a probablement pas assez de mots dans la langue française ou dans les autres langues pour nommer toutes les zones et secteurs du couple de cartes positives.

En effet, nous en sommes à distinguer 288 composantes élémentaires du réel général positif, ce qui permet de définir 288 x 288 zones distinctes entre deux composantes quelconques, soit un potentiel de plus de 80.000 mots positifs à trouver et à porter sur la carte du réel général positif !

Et il en est de même pour la carte qui décrit la conscience générale positive, ce qui nous amènerait à définir plus de 160.OOO mots positifs.

Or, la langue française comporte en tout environ 300.000 mots et, dans ce calcul, nous n'avons pas tenu compte du vocabulaire des contraires et du vocabulaire négatif !

De plus, on peut trouver d'autres composantes entre les 288 composantes actuelles, coté réel, et d’autres opérateurs, côté conscience.

C'est donc là un très long, mais aussi très délicat travail : les mots et les verbes ont des places très précises dont il faut s’assurer.

En revanche, le vocabulaire des couples de cartes des multiples autres idéaux est facile à former et à placer : il provient du vocabulaire du couple de cartes positives et superpose des parties de son vocabulaire à lui-même.

Quant aux superpositions entre eux des différents couples de cartes des idéaux, déterminant les multiples couples de cartes d'évaluation, elles permettent de former deux autres vocabulaires :

- le vocabulaire des contraires du vocabulaire positif,

- le vocabulaire négatif, lui-même issu d'une superposition des deux précédents.

Ainsi, en plaçant le vocabulaire positif sur le couple de cartes positives, puis en y faisant figurer le vocabulaire des contraires et par ailleurs le vocabulaire négatif, serait-il possible d'avoir sous les yeux tous les mots de notre langue.

Par ailleurs, en les disposant selon la loi établie sur les différents couples de cartes des idéaux et sur les couples de cartes d’évaluation, on obtient une description complète et dans différentes langues de la conscience qu’a l’homme :

- de lui-même,

- des multiples réels individuels et collectifs, dont l'homme lui-même,

- du réel général et de sa conscience,

du moins dans l'état actuel de nos connaissances.

Quelle ambition ! Ce dernier chantier est loin d'être terminé.

Enfin, le couple de cartes positives pourrait être complété de nouveaux mots :

- soit des mots ou verbes existants permettant de définir des zones ou secteurs que nous n’avons pas désignés ou su déterminer,

- soit des mots ou verbes à inventer, correspondant soit à des mots recouvrant plusieurs zones du couple de cartes positives, soit à un découpage plus fin, pour définir ce qu'il nous reste à découvrir et à désigner.

On peut cependant utiliser le couple de cartes positives établi, mais aussi les couples de sous cartes.

En effet, nous avons indiqué qu'avec les composantes de chaque zone de la carte du réel et les opérateurs de chaque secteur de la carte de la conscience, nous pourrions former une sous carte (chaque zone coté réel étant en correspondance avec un secteur coté conscience).

Il y a ainsi autant de sous cartes qu’il y a de concepts permettant de définir l’homme et sa conscience ou les réels individuels ou collectifs et leurs consciences.

Cependant les investigations que ces différents couples de cartes et le logiciel ORES permettent de faire resteront encore globales tant que le couple de cartes positives ou leurs sous cartes n’auront pas été plus détaillées et complétés du vocabulaire des contraires et du vocabulaire négatif.

Par exemple, dans l'univers de l’entreprise, on pourra travailler sur des sous cartes positives, extraites de la carte positive du réel, comme celles du marketing, de la production, de la qualité, du service, de la gestion, mais de manière synthétique.

Il conviendrait cependant d'en détailler les composantes élémentaires et les zones pour avoir un outil complètement opérationnel, par exemple en terme de planification de tâches élémentaires.

Nous indiquerons la méthode qui permet de détailler les sous cartes du réel général positif et les sous cartes de sa conscience et, par conséquent, le couple actuel de cartes positives.

En revanche, la carte de la conscience positive, lorsqu'elle est utilisée pour décrire la conscience d'un homme, est d'ores et déjà suffisamment détaillée pour permettre nombre d'explorations de la conscience individuelle.

Mais, si on utilise la carte de la conscience positive pour expliciter la conscience collective positive, elle sera globale, comme l'est encore la carte du réel positif.

Le logiciel ORES permet de traiter aujourd’hui de 64 cas types d’interactions entre un observateur et un observé, à savoir soit l'observateur lui-même (auto-évaluation), soit un autre homme, soit un réel individuel ou collectif, soit le réel général, avec leurs consciences respectives.

Il ne fournit donc pas encore explicitement les milliers de cas possibles, qui dérivent cependant directement de ces 64 cas types. Et il ne donne aujourd'hui que les interprétations et les jugements de cet observateur à propos :

- de ce qui est au "cœur" de ce réel,

- du "savoir" de sa conscience.

Chaque homme sait, en conscience, qu'il y a dans son cœur et sait ou croit savoir de la conscience qui se trouve au cœur de chaque réel.

Les discours correspondants sont les discours intérieurs qui sont le plus souvent cachés.

Il ne donne donc pas encore les discours relatifs au "rayonnement" du réel et à "l'identification" qu'en fait sa conscience, appelés les discours identitaires, ni ceux qui résultent de leurs superpositions, appelés les discours d’apparence, mais ce développement est très facile à réaliser.

En résumé, de nombreuses applications sont accessibles manuellement ou le seront via le logiciel ORES dont nous avons préparé la maquette et qui reste à développer.

Mais pas toutes et pas dans tous les détails !

Il faudrait :

- valider les termes déjà portés sur le couple de cartes positives et trouver à y placer des termes existants qui définissent probablement un bon nombre de leurs zones et secteurs,

- en détailler les composantes et opérateurs élémentaires,

- générer le vocabulaire des contraires (donnant des jugements négatifs ou certaines interprétations négatives),

- générer le vocabulaire négatif, à partir des deux précédents,

- développer le logiciel qui n'est aujourd'hui qu'une maquette de démonstration et l'étendre à tous les cas d'interactions entre un observateur et un observé,

- traduire en d'autres langues.

Le travail n'est vraiment pas terminé !

6 - Champ d'application et validation

Le champ d'application est particulièrement large puisqu'on devrait pouvoir considérer :

- n'importe quelle conscience (et inconscience) individuelle ou collective,

- n'importe quel réel (et irréel), individuel ou collectif, ainsi que sa conscience (et inconscience) individuelle et collective,

- leurs interactions entre eux,

avec tous les regards et de tous les points de vue possibles !

Mais, à ce jour, nous n'avons expérimenté cette démarche et ses méthodes qu'avec des groupes test et dans le cadre des activités de conseil et de formation du cabinet animé par l'auteur, certes avec et pour des entreprises et des particuliers.

Ce n'est évidemment pas suffisant.

Beaucoup reste donc à faire, là aussi, en terme d'exploration, d'expérimentation et de validation.

Ou de remise en cause.

Nous nous en réjouissons d'avance.

L'objectif de ces ouvrages est, certes, d'informer chacun,

mais aussi d'interpeller les spécialistes des différentes et multiples disciplines,

s'ils veulent bien se pencher sur notre travail.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire